hôtel Auffret du Cosquer
Bretagne - 29 - Quimperlé
époque: 16e siècle (?), 3e quart 17e siècle, 4e quart 18e siècle
auteur(s): maître d'oeuvre inconnu
personnalité(s): Auffret du Cosquer Pierre (?, commanditaire)
Jacquelot du Boisouvray ? (commanditaire)
historique:
L´ensemble est divisé en deux parties distinctes. La partie sur rue, sans doute construite au 16e siècle, est composée de deux logis dont subsistent le volume général, les vestiges de cheminées et un passe-plat. C´est vraisemblablement Pierre Auffret du Cosquer, bailli de Quimperlé, qui est à l´origine de la réunion des deux logis intervenue vers 1670. La liaison est assurée depuis un nouveau corps de bâtiment en forme de pavillon qui enferme l´escalier monumental qui dessert les deux parties de l´édifice et abrite des chambres assorties de garde-robes. Les vestiges d' n décor peint conservés dans la pièce sud de l´étage datent de cette époque. L' édifice figure, d' une manière schématique, sur un dessin de Robien exécuté vers 1737. L´ensemble est divisé en deux propriétés en 1778, époque à laquelle remontent certains cloisonnements, la mise en place de lambris couvrant les cheminées d´origine ainsi que la transformation d´une fenêtre en porte-fenêtre avec grille en fer forgé (élévation est);ces travaux ont peut-être été exécutés pour les Jacquelot du Boisouvray. L´escalier de la partie nord a été refait au 19e siècle. L´aile de retour de la partie nord qui figure sur le cadastre de 1824 à été remaniée à l´époque moderne. L´appentis adossé au pignon de la partie sud est moderne. Les ouvertures sont en grande partie modifiées.
description:
Gros-oeuvre en moellon de granite avec chaîne en pierre de taille (pavillon est). Moellon enduit pour les autres élévations. Ouvertures et souche de cheminée est en pierre de taille de granite. Baies ouest de l´étage certaines cheminées en pierre de taille de calcaire. Corps de logis sur rue couvert d´un toit à longs pans. Pavillon est couvert d´un toit à croupe. Corps de logis sur rue à un étage et comble à surcroît, pavillon est à deux étages. Escalier (partie sud) tournant à retours sans jour avec mur-noyau en pierre et repos formant retour complet. Escalier (partie nord) tournant à retours avec jour en charpente.
gros-oeuvre: granite;moellon;calcaire;pierre de taille;enduit
couverture (matériau): ardoise
étages: 1 étage carré;2 étages carrés;comble à surcroît
décor: peinture
représentation:
armoiries;paysage;ornement figuré;grotesque;ornement végétal
précisions: Armoiries Auffret du Cosquer peintes sur une cheminée. Poutres et solives portant un décor peint figurant des ornements végétaux et figurés, des grotesques et des cartouches enfermant des paysages.
couverture (type): croupe;toit à longs pans;noue
escaliers: escalier tournant à retours sans jour, en maçonnerie, escalier tournant à retours avec jour, en charpente
état: restauré
propriété: propriété privée
date protection MH: édifice non protégé MH
observations:
Cet hôtel bâti aux 16e et 17e siècles conserve des éléments significatifs de deux campagnes de construction dont l´imbrication, complexe, demeure toutefois décelable, surtout dans la partie sud. Trois spécificités méritent une mention particulière. En se greffant sur la demeure existante, le grand corps de logis en forme de pavillon lui tourne le dos pour s´ouvrir sur le jardin d´agrément qui descend jusqu´à la rivière. Le recours à la pierre calcaire pour certaines fenêtres ou soigneusement mis en oeuvre pour une partie des cheminées monumentales est remarquable. Le décor peint sur quelques poutres, solives et une hotte de cheminée doit sans doute sa survie aux lambris et coffrages qui le couvraient depuis longtemps;même si les traces de tels décors civils peints au 17e siècle sont rares à Quimperlé, l´appel à des artistes ou artisans susceptibles d´introduire, dans le milieu local, des décors inspirés des recueils ornementaux n´était sans doute pas exceptionnel.
type d'étude: inventaire topographique
date d'enquête: 2001
rédacteur(s): Douard Christel;Toscer Catherine
source: Base Merimee - (c) Inventaire général, 2001