usine à papier, usine de fibres artificielles et synthétiques dite usine des Soieries, puis de la Rhodiacéta
Franche-Comté - 25 - Besançon
époque: 1er quart 20e siècle, 2e quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle, 4e quart 19e siècle
destinations successives: usine d'articles en matière plastique;usine de chaudronnerie;magasin de commerce;atelier;magasin industriel;entreprise de transports;centre d'archives;discothèque
auteur(s): maître d'oeuvre inconnu
historique:
Le site des Prés-de-Vaux fut occupé par deux industries. En 1889, fondant la S.A. des Papeteries Bisontines, J.-B. Weibel y construit une usine pour absorber la production de son unité de Novillars (1ère usine de cellulose en France, créée en 1882). Fabricant du papier journal à partir de 1920, l' usine ferme avant 1950. Inventeur de la soie artificielle en 1883, le comte de Chardonnet fonde en 1890 la S.A. pour la Fabrication de la Soie de Chardonnet. Il édifie en 1891 et 1892 l' usine dite des Soieries, agrandie en 1905 et 1920. Une cité ouvrière est bâtie à la fin des années 1920 ou au début des années 1930. Fermée en 1953, l' usine des Soieries est achetée en 1954 par la société Rhodiacéta, créée en 1922. Elle est transformée en filature polyester (tergal) et polyamide (nylon), matières dont la Rhodiacéta tient les brevets. De vastes bâtiments sont construits, sur des plans de son service d' architecture : usine A de 1954 à 1964, usine B (remplaçant la papeterie) de 1960 à 1965 et usine C en 1963 et 1964. Fusionnée en 1971 avec d' autres sociétés, la Rhodiacéta devient Rhône-Poulenc-Textile. Une restructuration du groupe entraîne la fermeture de l' usine vers 1982.
1894, 4 machines à papier et machine à vapeur, production de 30 tonnes de papier par jour. Machine à vapeur Dujardin de 250 CV aux Soieries. Plus de 20 tonnes de soie artificielle fabriquées en 1896. Production mensuelle des filatures : 100 à 120 tonnes de fil par mois en 1952 (21 métiers), 158 tonnes en 1956, 3274 tonnes en 1966, 4241 tonnes en 1973.
400 ouvriers en 1896, 586 en 1952, 200 en 1955, 3280 en 1966, 2469 en 1973. Grève importante en février et mars 1967.
description:
Site industriel desservi par voie navigable et embranchement ferroviaire. Avant 1950 : moellon calcaire, baies en arc segmentaire, toit à longs pans et sheds, tuile mécanique. Après 1950 : pan de béton armé, baies rectangulaires, 3 à 5 étages carrés, terrasse.
gros-oeuvre: calcaire;moellon;résidu industriel en gros oeuvre;béton;béton armé;parpaing de béton;pan de béton armé;brique creuse;métal;pan de métal
couverture (matériau): métal en couverture
étages: 5 étages carrés
couvrement: charpente métallique apparente;voûte en berceau;en béton armé
couverture (type): toit à longs pans;pignon couvert;pignon découvert;croupe;demi-croupe;noue;appentis;shed;terrasse;verrière
escaliers: escalier dans-oeuvre;escalier tournant à retours avec jour;en maçonnerie;en charpente;monte-charge;rampe d'accès
état: mauvais état;menacé
propriété: propriété privée
date protection MH: édifice non protégé MH
observations:
Plus ancienne usine de fabrication du textile artificiel de France, voire au niveau mondial, l'usine des Soieries a conservé des bâtiments d'origine (années 1890).
type d'étude: opération d'urgence
date d'enquête: 1992
rédacteur(s): Poupard Laurent
source: Base Merimee - (c) Inventaire général, 1992