maison d'apothicaire
Franche-Comté - 25 - Besançon
époque: 16e siècle, Milieu 18e siècle
auteur(s): Colombot Jean-Charles (architecte)
personnalité(s): Hugo Victor (habitant célèbre)
Courbet Gustave (habitant célèbre)
Wyrsch Melchior (habitant célèbre)
historique:
La maison est constituée de bâtiments de datations hétérogènes. La partie gauche du logis principal (ainsi que probablement les bâtiments à gauche de la cour) a été acquise par Joseph Baratte, apothicaire, le 13 mai 1754, et la partie droite par le même le 25 avril 1760 (datation par source). En 1761, ce logis sur rue est rebâti à neuf par l' architecte Jean-Charles Colombot, qui réalise aussi l' escalier à cage ouverte et les communs à droite de la cour, en laissant subsister à gauche deux logis secondaires de la 1ère moitié et de la 2e moitié du 16e siècle en bordure de la rue Renan (attribution et datation par source). Dans la 2e moitié du 19e siècle, le logis principal à deux étages carrés d' origine est surélevé d' un étage sur cour. Le peintre Melchior Wyrsch qui a habité ici entre 1768 et 1773, avait son atelier dans la maison. Au 19e siècle, deux autres peintres, Arthaud et Trémolières y ont possédé aussi un atelier installé dans le comble où en 1911 la verrière actuelle a été installée (daté par travaux historiques). Ce lieu sert toujours actuellement d' atelier de peintre. La demeure passe aussi pour avoir été la maison natale de Victor Hugo, né à Besançon le 26 février 1802, comme le rappelle une plaque commémorative apposée sur la façade principale le 27 décembre 1880. Gustave Courbet y a également effectué un bref séjour, entre 1838 et 1839, alors qu' il était inscrit à l' école de dessin. La pharmacie aurait été fondée en 1738, si l' on en croit la date inscrite sur le décor intérieur dans la 2e moitié du 19e siècle. Elle a été tenue par la famille Baratte entre 1754 et 1800, puis la famille Maire entre 1800 et 1859 et enfin par la famille Jacques jusqu' en 1909. A cette date, la pharmacie conservait encore ses lambris et ses pots du 18e siècle, seule la devanture avait été modernisée à la fin du 19e siècle. En 1910, l' ensemble des lambris et des pots est vendu à un antiquaire parisien, puis acquis vers 1918 par l' industriel Paris Singer et installé dans son château de Saint-Jean Cap Ferrat. A sa mort en 1954, la pharmacie est rachetée par Franck Jay Gould qui la cède à la ville de Nice. Depuis 1969, celle-ci est installée au musée Lascaris.
description:
La demeure, comprenant un logis principal en pierre et taille et trois secondaires en moellons, construite sur une parcelle traversante et des sous-sols voûtés d' arêtes ou en berceau, s' organise autour d' une cour. Elle possède deux entrées. La principale est constituée par un couloir en position centrale sur la Grande Rue, encadré par deux boutiques. Celle de droite était occupée par l' ancienne pharmacie Baratte. L' entrée secondaire sur la rue Renan est une entrée cochère. Deux escaliers principaux distribuent les logis : l' un à cage ouverte sur cour pour le logis principal et les communs où étaient situées les cuisines, l' autre, à retours sans jour en maçonnerie, dans le logis secondaire en retour d' équerre, sur cour. Un atelier d' artiste est installé dans le comble du logis principal. Dans le bâtiment au fond de la cour était localisé au 18e siècle le laboratoire de la pharmacie Baratte.
gros-oeuvre: calcaire;pierre de taille;moellon
couverture (matériau): tuile plate
étages: sous-sol;3 étages carrés;étage de comble
couvrement: voûte d'arêtes;voûte en berceau
décor: sculpture
représentation:
Christ
précisions: Un bas-relief représentant une tête de Christ sur un linge figure sur un appui de fenêtre de la rue Renan.
escaliers: escalier de distribution extérieur : escalier tournant à retours sans jour, cage ouverte, en maçonnerie, en charpente;escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en maçonnerie
typologie: maison avec escalier à cage ouverte et couloir
propriété: propriété privée
date protection MH: 1942/04/30 : inscrit MH partiellement
précisions: les façades et les toitures sur les deux rues : inscription par arrêté du 30 avril 1942
observations:
De datations hétérogènes, mais bien lisibles pour les travaux effectués au 18e siècle, la maison représente en outre un lieu de mémoire puisqu'elle est la maison natale supposée de Victor Hugo, un lieu de création pour de nombreux peintres depuis le 18e siècle et qu'elle a abrité une pharmacie connue grâce à son mobilier du 18e siècle, conservé au musée Lascaris de Nice.
type d'étude: enquête thématique régionale (demeures bisontines, enquête partielle)
date d'enquête: 1996
rédacteur(s): Roussel Christiane
source: Base Merimee - (c) Inventaire général, 1996