Beffroi dit tour de l'horloge
Bourgogne - 21 - Beaune
auteur(s): Bellevault Jean (entrepreneur)
Rouge Nicolas (entrepreneur)
Pourcher François (ingénieur de la province)
Selmersheim Paul (architecte)
historique:
En 1395, suite à un différend entre Beaune et l' abbaye de Maizières, le duc Philippe le Hardi ordonna aux religieux de céder à la ville, pour 200 F or, une tour et maison sises rue du marché au charbon. En novembre 1397, le duc accorda une partie des deniers levés sur le sel pour l' établissement d' une horloge sur la tour;la cloche la plus ancienne est datée 1407 (cf. Dossier) . Une délibération du 8 avril 1575 mentionne un marché avec Jehan de Curtil, couvreur à Beaune pour recouvrir l' horloge en tuiles plombées, ardoises et autres. En 1681, un procès-verbal de visite décrit le bâtiment comme une tour à 6 étages (niveaux) dont seul le 1er peut être habité, les autres n' ayant pas de plancher (les poids de l' horloge descendaient alors jusqu' au 2e étage);la tour, jugée en mauvais état, devra être surélevée de 12 pieds (3.90m) pour qu' on entende l' horloge dans toute la ville. A cette date, la grande lucarne Est contient un cadran surmonté d' une lune;à la fin du 18e siècle, Bredeault rapporte qu' un globe moitié noir, moitié doré marquait les phases de la lune;2 inscriptions sur papier retrouvées dans le globe en 1800 indiquent qu' il a été fait en 1620 et redoré en 1780. Une nouvelle horloge fut achetée à Paris en 1860 et le cadran remplacé en 1880. Au 17e siècle, l' autre lucarne était ornée d' un Mercure en plomb. La tour de l' horloge fut maintes fois réparée au cours des siècles;à la suite d' un devis estimatif des réparations dressé en juin 1749 par les entrepreneurs beaunois Bellevault et Rouge, la municipalité décida, le 20 décembre 1750, de faire démolir la tour jugée en trop mauvais état. Devant la réprobation générale, le projet de destruction fut abandonné et l' édifice consolidé par des tirants suivant le devis de 1749. Un mémoire de réparation fut établi, en 1785, par Pourcher. En 1893, la charpente, la toiture et la plomberie d' art du campanile furent restaurées, et les baies murées ou en partie détruites restituées d' après le devis de Selmersheim.
description:
La tour comprend une cave voûtée avec puits, un rez-de-chaussée qui abritait une boutique, et 5 étages couverts de planchers sur poutres. La cave est accessible par un escalier droit en pierre, le 1er étage par un escalier en vis en pierre et les autres par des escaliers droits en bois. Les 5 étages sont percés côté rue de fenêtres à coussièges, le 6e d' un jour rectangulaire sur chaque face. Au 2e étage, une cheminée a conservé un corbeau et des piédroits anciens. La tour est couverte d' un toit d' ardoise en pavillon surmonté d' un campanile ajouré en charpente recouverte de plomb;sa flèche à gargouilles est ornée d' une couronne ducale au tiers supérieur et d' un épi de faîtage.
gros-oeuvre: calcaire;moellon
couverture (matériau): ardoise;plomb en couverture
plan: plan carré régulier
étages: sous-sol;5 étages carrés
couvrement: voûte en berceau segmentaire
couverture (type): toit en pavillon;flèche polygonale
escaliers: escalier dans-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie;escalier intérieur : escalier droit, en maçonnerie, en charpente
propriété: propriété de la commune
date protection MH: 1885/08/27 : classé MH
type d'étude: inventaire topographique
date d'enquête: 1988
rédacteur(s): Olivereau Christian;Fromaget Brigitte
source: Base Merimee - © Inventaire général, 1988