chapelle de pénitents dite chapelle Sainte-Catherine

Limousin - 19 - Brive-la-Gaillarde

auteur(s): maître d'oeuvre inconnu

historique:

Située dans l' enclos du prieuré de Saint-Martin, cette chapelle aurait été à l' origine, selon Louis de Nussac, la chapelle de l' infirmerie du prieuré. Elle est mentionnée sous le vocable de Sainte-Catherine dans une sentence de l' évêque de Limoges en 1267, rapportée par l' abbé d' Espagnac, mais sa date de construction reste incertaine. Les sondages partiels effectués par François Moser en 1982, avant la complète démolition de l' édifice, permettent de supposer une première construction au bas moyen âge, puis une reconstruction au 17e siècle. Chaque année les assemblées de ville y élisaient les consuls et les syndics. En 1791, les trois confréries de pénitents (blancs, bleus et noirs) sont fusionnées sous le titre de confrérie nationale et se réunissent jusqu' à leur suppression, en 1792, dans la chapelle qui, vendue comme bien national, avait été achetée par la ville. Elle sert ensuite de dépôt pour les machines de la compagnie des sapeurs-pompiers. En 1873, la ville acquiert une partie du bâtiment transformé en étable. En 1937, le percement de la rue Marie-et-Pierre-Curie ne laisse subsister que deux pans de murs qui sont à leur tour supprimés en 1983 par le programme d' aménagement du front de l' hôtel de ville (voir dossier secteur urbain : quartier de la Halle). L' un de ces murs portait les vestiges d' un décor peint sur enduit, sans doute du 17e siècle, l' autre, deux arcatures en cintre brisé.

description:

Selon les sondages effectués et les vestiges observés, la maçonnerie était en grès dit brasier, en grès de Grammont et en grès bigarré de couleur lie-de-vin. La couverture a peut-être été en tuile creuse avant son remplacement par de l' ardoise.

gros-oeuvre: grès;pierre de taille

couverture (matériau): ardoise

plan: plan allongé

décor: peinture

représentation:

colonne;volute;fleur;armoiries

précisions: Selon l' essai de restitution réalisé en 1982, le mur nord portait un décor peint représentant un retable de style classique à quatre colonnes cannelées supportant un entablement avec fronton triangulaire décoré de fleurs et terminé en volutes. La trace d' armoiries portant un lion d' argent sur champ de gueules, identifiées, sous toutes réserves, comme étant celles de la famille de Blondeau, y était encore en partie lisible.

état: détruit

date protection MH: édifice non protégé MH

type d'étude: inventaire topographique

date d'enquête: 1999

rédacteur(s): Chavent Martine

source: Base Merimee - (c) Inventaire général, 1999



 
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