ferme dite de Renave
Midi-Pyrénées - 09 - Esplas
époque: 18e siècle, 1ère moitié 19e siècle
auteur(s): maître d'oeuvre inconnu
historique:
Un écart ou ferme importante, est mentionné à cet emplacement, au lieu-dit Renave, sur la Carte de Cassini (2e moitié du 19e siècle). Il est intitulé Ranabe, sur le plan cadastral napoléonien de 1812. Il est mentionné à nouveau Renave sur le cadastre actuel. Cet ensemble architectural est l' illustration d' un important domaine agricole venu relayer, au 19e siècle, une ancienne ferme. A côté de la maison, au nord de l' étable actuelle, sont visibles les vestiges de l' ancien logis à pan de bois du 18e siècle. La maison d' habitation a été construite dans l' alignement ouest de la ferme antérieure, probablement entre 1840 et 1850, comme l' attestent le style de sa façade d' inspiration néo-classique, et les ouvertures en demi-lunes qui ajourent le comble. Le toit, à l' origine à deux croupes, a été refait à deux longs pans sur sa totalité. Le grand hangar en ruine accolé à l' ouest de la maison, peut être daté de la même époque que la maison. Sa monumentalité témoigne de l' importance qu' avait l' exploitation au 19e siècle. La travée située entre le hangar et la maison comportait un logement sur étable destiné à un ouvrier agricole permanent.
description:
Comme toutes les fermes d' implantation traditionnelle, la ferme de Renave est située sur le sommet d' une colline. Le domaine actuel est orienté au sud, et se compose de plusieurs bâtiments alignés d' est en ouest. A l' extrémité orientale de l' ensemble l' étable, rénovée, s' appuie au nord sur les vestiges d' un ancien logis-étable, à pan de bois et torchis, comportant encore un étage et un comble. La maison d' habitation est accolée sur le côté ouest de l' étable. Elle présente les caractéristiques d' une maison de maître par les proportions de ses deux niveaux d' habitation, supérieures à la moyenne, et par le développement de ses cinq travées de façade. En élévation, les encadrements de baies, les chaînes d' angle et les bandeaux de séparation sont en brique, soulignés par un badigeon ocre rouge contrastant sur l' enduit à la chaux de couleur sable. Ce jeu de polychromie, sobre et élégant, structure et rythme la composition. Une génoise à deux rangs inversés de tuiles, séparés par un rang de briques, souligne le bord de la toiture. La maison était complétée à l' ouest par un très long hangar de cinq travées aujourd' hui en ruine. Il en subsiste cinq piles carrées en gros moellons de calcaire taillé alternant avec des briques. Quatre piles sont à l' air libre, la cinquième est prise dans la maçonnerie du logement sur étable aménagé entre le hangar et la maison. Le mur ouest du logement est en briques crues. L' ancien escalier en équerre est encore visible à droite de la porte d' entrée. Les traces sur le mur-pignon indiquent que le toit à longs pans qui recouvrait l' ensemble était plus bas que celui de la maison. Le potager et le jardin d' agrément se trouvent côte à côte au sud de la ferme.
gros-oeuvre: calcaire;moellon;brique;maçonnerie;brique crue;torchis;bois;pan de bois;ciment
couverture (matériau): tuile creuse
étages: rez-de-chaussée;1 étage carré;comble à surcroît
couverture (type): toit à longs pans;pignon couvert
escaliers: escalier dans-oeuvre : escalier en équerre
typologie: exploitation agricole en habitat dispersé, comportant logis, éventuellement logements, et dépendances en alignement;maison de maître en habitat dispersé, à trois ouvertures ou plus à l' étage;génoise à deux rangs de tuiles;génoise à festons inversés;décor peint en façade ou en encadrement d' ouverture;hangar agricole sur piliers de brique ou brique et pierre
propriété: propriété privée
date protection MH: édifice non protégé MH
observations:
La qualité architecturale de la maison de maître de la ferme de Renave est à noter sur cette partie du Terrefort appaméen.
type d'étude: inventaire topographique
date d'enquête: 2002
rédacteur(s): Claeys Laurent;Fournier Claire
source: Base Merimee - © Inventaire général, 2002;© Communauté de communes du Pays de Pamiers, 2002