ardoisières
Champagne - Ardenne - 08 - Fumay
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historique:
Les traces documentaires les plus anciennes concernant l' exploitation de l' ardoise à Fumay datent du 12e siècle. Activité constante, elle reste cependant rythmée par les conflits frontaliers jusqu' à la fin du 17e siècle où les fosses les plus importantes pour cette période se développent et on note, dans les années 1770, l' acquisition des deux premières pompes à feu. La Révolution, la politique douanière des Pays Bas après 1823, principal débouché de la production, stoppent une grande partie de l' activité dont la reprise d' une croissance effective n' est relevée qu' après 1835. Production forte sur la totalité du 19ème siècle, une mévente s' installe avec les dernières années du 19e siècle et la première guerre mondiale paralyse l' activité du bassin. Si la période de reconstruction puis l' ouverture de marchés en direction de l' Angleterre dynamisent le bassin, le fléchissement de la demande en ardoise, pressentie dès 1925 s' accentue en 1928. La crise économique des années 1930 et les conséquences liées à la dévaluation de la livre sterling entraînent la faillite de 3 exploitations sur les 5 existantes, voient le nombre d' ouvriers se réduire de 860 ouvriers en 1928 à 150 en 1938. Après la seconde guerre mondiale, malgré une diversification de la production, les deux seules exploitations en activité, et rachetées par la Société des Ardoisières Réunies de Rimogne en 1965, sont contraintes à la fermeture en 1971. Aucun site particulier n' a été étudié ici, étant donné les évolutions successives du site, difficiles à évaluer. On a donc privilégié l' approche géographique globale de la structure du bassin ardoisier dont on a dénombré jusqu' à 300 fosses existantes.
description:
L' ardoise est extraite sur deux veines principales de l' assise de Deville (veines Renaissance et Sainte-Anne), de manière mineure dans les schistes noirs de l' assise de Revin, toutes deux subdivisions locales du Cambrien. Le bassin ancien, antérieur à 1800, se localise principalement dans l' enceinte de la ville, les seules exploitations situées à l' extérieur concernant le secteur de l' ardoisière Sainte-Anne (lieu-dit DiversMonts) et l' entrée de la ville (Terne de la Haye, Faubourg du Pied Selle). Bien que l' on relève, mais sans plus de précisions, des traces d' exploration dans les bois de Fumay, ces sites ne connaîtront pas une exploitation réelle avant le milieu (Saint-Gilbert) voire la fin du 19ème siècle (ardoisière Bacara). Sauf pour l' ardoisière de Saint-Joseph en rive droite de la Meuse, l' ensemble de ce bassin ardoisier des 19 et 20ème siècles suit deux lignes repères que sont le ruisseau de l' Alyse et la route nationale 51 en direction de Rocroi.
type d'étude: inventaire topographique
date d'enquête: 2002
rédacteur(s): Anciaux Vincent
source: Base Merimee - (c) Inventaire général, 2002