forge puis verrerie puis usine de poterie de fonte puis usine de produits de chauffage dite usines du Pied Selle, aujourd'hui câblerie Nexans
Champagne - Ardenne - 08 - Fumay
destinations successives: câblerie
auteur(s): maître d'oeuvre inconnu
historique:
Dans la seconde moitié du 17e siècle, Nicolas de Goha acquiert cette ancienne dépendance du prieuré des Manises pour y construire une maison dite " ferme du Pied Selle " (l' appellation Pied Selle provenant de l' existence d' un gué). Deux maîtres de forges poseront les bases de l' avenir industriel du site, Jacques François Ancienne en 1777, lequel implantera une forge, puis Eugène Mathys en 1815. En 1826, celui-ci fonde une verrerie qui entre en activité en 1831. Sa gestion est confiée à Louis Antoine Péchenard qui, devenu le nouveau propriétaire en 1838, fonde la Péchenard Nanquette et Cie. En 1841, la société fonde un atelier destiné à la fabrication d' ustensiles de cuisine en fer étamé, dont le développement concourt à l' abandon de la verrerie vers 1848. En 1856 Mme Nanquette, la veuve d' un des partenaires, et unique propriétaire, fonde une nouvelle société en s' associant avec deux industriels, MM Viellard Migeon (jurassien) et M. Eugène Boucher. Ce dernier, industriel parisien, transfère à Fumay sa production de poterie de fonte. A celle-ci s' ajoute la fabrication d' appareils de chauffage. D' importants travaux sont alors menés sur le site avant que Boucher n' en devienne l' unique propriétaire en 1862. En 1893, la veuve de son fils dissout l' entreprise qui devient alors la Société anonyme des usines du Pied Selle. Son premier administrateur délégué sera Charles Dufour, petit fils d' Eugène Boucher et Président du Syndicat des fondeurs de France. On dénombre alors 800 salariés. L' extension du site se poursuit, avec notamment la construction d' une usine hydroélectrique en 1902 et l' ouverture d' une seconde usine à Issoudun. En 1920, le groupe Thomson prend le contrôle d' un groupe dont l' usine de Fumay a été totalement détruite lors de la première guerre mondiale par l' occupant. En 1928, apparaissent les premières productions d' appareils de chauffage électrique. Après la seconde guerre mondiale, l' usine ne compte plus que 300 ouvriers. Le chiffre triple avant 1955 en raison de l' extension et de la modernisation de l' usine. Ces projets concourent par ailleurs à la contribution technique et financière de la société à la construction de logements HLM. Après une importante transformation des chaînes de production dans les années 1960 vers les produits électroménagers, la crise de ce secteur au début des années 1970 conduit à la reconversion industrielle du site en câblerie. Complète en 1971, cette transformation se traduit par la suppression de 500 emplois sur 1000. Les anciennes unités et bâtiments seront alors repris en fonction des restructurations et besoins. Sous le nom de Cabeltel, l' usine est cédée au groupe CGE-Câbles de Lyon en 1984 avant d' être reprise par Alcatel dont elle devient une filiale sous le nom de Filotex puis Alcatel Câbles Fumay. En 2000, l' unité de Fumay sera intégrée dans un nouveau groupe, Nexans.
description:
Les bureaux de l' accueil du site, ainsi qu' une partie des services administratifs se situent dans la partie la plus ancienne du site, composée d' une bâtisse appareillée en brique et pierre, à l' encadrement de porte cintré et mouluré. Les ateliers de l' usine se scindent en deux sous ensembles séparés par la voie ferrée et reliés par un tunnel permettant la circulation des salariés.
gros-oeuvre: brique;schiste;moellon
couverture (matériau): ardoise;ciment amiante en couverture
étages: en rez-de-chaussée;1 étage carré
couverture (type): shed;toit à longs pans;croupe
escaliers: escalier dans-oeuvre
propriété: propriété d'une société privée
date protection MH: édifice non protégé MH
type d'étude: inventaire topographique
date d'enquête: 2002
rédacteur(s): Anciaux Vincent
source: Base Merimee - (c) Inventaire général, 2002