affinerie, forge, tréfilerie (bureau de L'Argue) dite Argue Royale
Rhône-Alpes - 01 - Trévoux
auteur(s): maître d'oeuvre inconnu
historique:
En 1762, le roi, devenu maître de la Dombes va peu à peu supprimer la situation de privilège dans laquelle se trouvait cette principauté au moment de son indépendance. Ainsi, l' édit du 14 août 1766, stipule qu' une argue royale est créée dans la ville de Trévoux pour affiner, forger et tirer l' argent, ceci pour supprimer toutes argues à domicile afin de limiter la contrebande dans la fabrication des fils d' argent. Pour relater l' événement une médaille fut frappée, en 1766, représentant sur le revers une vue de Trévoux et la maison de l' affinage. Barthélémy Gabet, nommé régisseur de l' argue royale, installe l' argue près de la porte de Lyon, dans des locaux qu' il achète le 4 mai 1766 à proximité de son hôtel particulier acheté l' année précédente. Alors régisseur des affinages de Lyon et de Trévoux, Gabet, en proie à la jalousie des tireurs d' or lyonnais qui lui reprochent de s' être trop vite enrichi, perd son poste de Lyon en 1767 et la même année celui de Trévoux. L' affinage de Trévoux est alors repris par Albert PistreI. En 1781, l' argue royale est définitivement supprimée pour être rattachée à celle de Lyon, seule subsiste à Trévoux la fabrication du fil d' argent. Pendant la Révolution, l' usine de l' argue est vendue comme bien national au citoyen Desblanc, les 26 juillet et 13 septembre 1795, les meubles et outils de l' affinage sont également vendus le 28 avril 1796. Après pétition des habitants de Trévoux, l' argue est rétablie par arrêté du Directoire le 3 février 1798, et installée au 66 Grande Rue, dans la propriété de M. Charbonnet. Aujourd'hui il ne reste de l' argue royale, que le portail d' entrée
état: vestiges
propriété: propriété privée
date protection MH: édifice non protégé MH
type d'étude: inventaire topographique
date d'enquête: 1991
rédacteur(s): Hartmann-Nussbaum Simone
source: Base Merimee - © Inventaire général, 1991