Hôtel de Parlementaire dit Hôtel Beauséjour
Rhône-Alpes - 01 - Trévoux
époque: 1er quart 18e siècle
auteur(s): maître d'oeuvre inconnu
historique:
L' hôtel Beauséjour est le premier hôtel de parlementaire construit à Trévoux après l' arrêté de 1696, arrêté qui assigne les magistrats à résider dans cette ville. L' édifice, élevé à proximité du parlement, a été construit vers 1708 pour Louis Aubret, avocat général en 1691, conseiller en 1695, auteur de l' ouvrage : " Mémoires pour servir à l' Histoire de la Dombes ", et pour Jean Garnier, son beau-frère, avocat général en 1695 (cf. note manuscrite sur gravure de Jean Garnier) . Cet hôtel comprend un corps principal construit vers 1708 et des ailes latérales un peu plus tardives, conçu pour deux familles. L' édifice passe par succession, en 1749, à la famille consulaire lyonnaise Vincent de Panette. Le 31 août 1765, l' hôtel est acheté à Mme de Panette, par Barthélémy Gabet, régisseur de l' argue royale jusqu' en 1781, date à laquelle l' affinage est supprimé. Son fils, Jean-Marie Angélique Gabet de Beauséjour, avocat du roi et président de la sénéchaussée de Trévoux en 1782, habite l' hôtel au moment de la Révolution, il sera condamné à mort en 1793. L' hôtel, saisi comme bien national, appartient ensuite à la famille Bouchet de Beauregard, puis au milieu du 19e siècle à Louis Valentin Smith, avocat et maire de Trévoux. Aujourd'hui, l' édifice est habité par deux familles, il n' a pu être que partiellement visité. Présence de marques lithographiques sur le tableau du portail d' entrée et les contremarches : M, T, B, HM 22, 23
description:
L'hôtel, entre cour et jardin, comprend un corps central à cinq travées sur l'élévation antérieure et trois niveaux : un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré, un étage en surcroît, et cinq travées sur l'élévation principale avec quatre niveaux : un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un étage en surcroît;deux ailes latérales sur jardin à quatre travées et deux niveaux : un rez-de-chaussée et un étage carré, dans le même alignement que l'élévation principale;une troisième aile en retour d'équerre, à gauche de la cour, comprend aussi deux niveaux : un rez-de-chaussée pour remiser les charrettes et le logement du cocher au dessus;l'escalier d'honneur avec rampe en ferronnerie se situe dans la partie axiale du corps central ouvrant sur le jardin
gros-oeuvre: calcaire;moellon;enduit
couverture (matériau): tuile creuse
étages: étage de soubassement;rez-de-chaussée surélevé;1 étage carré;étage en surcroît
couvrement: voûte en berceau plein-cintre;voûte d'arêtes
décor: ferronnerie
représentation:
ornement;enroulement;volute
précisions: support : garde-corps de rampe de la cage d'escalier d'honneur et garde-corps de fenêtres du 1er étage sur jardin
couverture (type): toit à longs pans;croupe;appentis
escaliers: escalier intérieur;escalier tournant à retours sans jour;en maçonnerie;escalier intérieur;escalier tournant à retours avec jour;en maçonnerie;escalier intérieur;escalier tournant à retours sans jour;en maçonnerie
propriété: propriété privée
date protection MH: édifice non protégé MH
type d'étude: inventaire topographique
date d'enquête: 1991
rédacteur(s): Hartmann-Nussbaum Simone
source: Base Merimee - © Inventaire général, 1991