Fonderie, Usine de Verre Plat, Usine de Poterie, Usine de Meubles (Fonderie de Fonte, Usine de Vitraux) dite Manufacture d' Art Religieux Pierson, Institut Catholique de Vaucouleurs, Union Artistique Internationale
Lorraine - 55 - Vaucouleurs
époque: 3e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle - 1860
destinations successives: entrepôt commercial
auteur(s): maître d'oeuvre inconnu
historique:
En 1860, Martin Pierson s' installa à Vaucouleurs et ouvrit un atelier de statues et monuments funéraires en pierre. En 1865, il créa l' institut catholique de Vaucouleurs pour produire des statues religieuses en pierre, en plâtre, en terre cuite et en fonte de fer. Après la guerre de 1870, il reprit son affaire avec le sculpteur Demoisson et le peintre Alphonse Bentz et des ouvriers de Metz ayant opté pour la France. Le succès fut considérable. Il arriva que l' entreprise travaille avec les fonderies de Tusey qui ne diffusaient que de la statuaire en fonte. En 1881, elle devint l' union internationale artistique. En 1884, Pierson ouvrit une succursale à Paris et créa un atelier de sculpture sur bois pour le mobilier religieux. L' atelier de peinture prit de l' ampleur. Un atelier de peinture sur verre fut ouvert en 1887 et la fabrication de vitraux commença à la fin 1887. En 1888, de nouveaux bâtiments furent construits pour des ateliers de menuiserie et de serrurerie et on acquit une machine à vapeur. Martin Pierson mourut en 1900, son fils Charles lui succéda. L' entreprise fut très éprouvée par la loi de séparation de l' Eglise et de l' Etat de 1905. Elle s' orienta alors vers les fontes d' art. Après la guerre de 1914-1918, l' activité reprit avec la fabrication des monuments aux morts et la reconstruction d' un grand nombre d' églises. Charles Pierson mourut en 1923, son fils Albert lui succéda. Mais au milieu du 20e siècle, les commissions d' art sacré se constituèrent dans les diocèses, elles recommandèrent d' instaurer un art nouveau et les statues de Vaucouleurs disparurent une à une. La guerre de 1939-1945 vint aggraver les difficultés. Albert Pierson mourut en 1976. Il revint aux arrière-petits-fils du fondateur, Michel et Bernard Pierson, de liquider l' oeuvre de leur aïeul. La maison ferma ses portes en 1967. Les bâtiments furent démolis à l' exception de la halle de fonderie, pour faire place à un lotissement appelé Saint-Thiébaut. Existence d' un fonds d' archives privées
description:
En bordure de l' avenue André Maginot, immeuble réservé aux bureaux et hall d' exposition;de part et d' autre de baies surmontées de frontons, 2 corps de bâtiment en forme de chapelle, ornés de vitraux et surmontés de statues;à l' ouest, derrière cet immeuble, plusieurs bâtiments abritant l' atelier de peinture, l' atelier de sculpture, les locaux de cuisson des terres cuites, l' atelier de réalisation des verrières, la fonderie, un garage;l' unique bâtiment subsistant est l' atelier de fabrication : en rez-de-chaussée, charpente en bois apparente, élévation à travées, toit à longs pans, appentis;entrepôt industriel : appentis
gros-oeuvre: calcaire;moellon;enduit
couverture (matériau): ardoise;tuile mécanique
étages: en rez-de-chaussée
couvrement: charpente en bois apparente
décor: sculpture
représentation:
Vierge;saint Joseph
précisions: support : pignons droit et gauche du halle d' exposition
couverture (type): toit à longs pans;appentis
état: vestiges;menacé;établissement industriel désaffecté
propriété: propriété privée
date protection MH: édifice non protégé MH
type d'étude: repérage du patrimoine industriel
date d'enquête: 1993
rédacteur(s): Collin Simone;Thiébaut Pascal
source: Base Merimee - © Inventaire général, 1993