Moulin à farine;puis minoterie du Chapitre
Picardie - 60 - Ville
époque: 1er quart 20e siècle, 1ère moitié 19e siècle
auteur(s): maître d'oeuvre inconnu
historique:
Le moulin à farine de Ville est cité en 1350 et 1688 et appartient durant l' Ancien Régime au chapitre de la cathédrale de Noyon. L' édifice, également appelé Moulin de Dive-le-Franc, est vendu par adjudication en 1791 à Côme Helle, meunier qui, avant cette date, le tenait à ferme au chapitre cathédral. En 1824, le moulin est acheté par Désiré Legrand. Entre 1828 et 1829, ce dernier reconstruit le pignon de l' atelier de fabrication, remplace la roue hydraulique et le système de vannage et les ventilles. Au milieu du 19e siècle, le moulin passe par alliance à Louis-Joseph Rouzé. Celui-ci augmente la force motrice par l' installation d' une seconde roue hydraulique sur une seconde dérivation de la rivière en 1854. C' est à cette même date que l' établissement est réglementé, modifié ensuite en 1868. Durant toute la seconde moitié du 19e siècle, Rouzé continue à moudre le blé. Fortement endommagés au cours de la Première Guerre mondiale, les bâtiments font l' objet d' une reconstruction très importante vers 1920. L' édifice abritant le moulin à farine est abandonné dans sa fonction initiale et vient compléter une minoterie nouvellement construite fonctionnant avec l' énergie hydraulique de la rivière. L' entreprise, qui demeure familiale tout au long du 20e siècle, cesse son activité en 1997.
En 1810, le moulin est équipé d' une roue hydraulique verticale par dessous de 2 m de diamètre faisant actionner deux paires de meules. En 1828, cette roue est remplacée par une roue à augets, dite par dessus, de 5,19 m de diamètre et 1,66 m de large. Au milieu du 20e siècle, l' ensemble est équipé d' une roue hydraulique avec transmission et planschisters Simon et Pernot, ingénieur constructeur à Bléré (Indre-et-Loire).
En 1834, le moulin fonctionne avec deux ouvriers.
description:
L' ensemble des bâtiments s' ordonne autour d' une cour fermée associant des parties agricoles et industrielles. Les bâtiments industriels se composent d' une partie de l' ancien moulin, construit en pierre de taille calcaire de moyen appareil, couvert d' un toit à longs pans et croupes sur les pignons. Il est épaulé par la minoterie, implantée en partie sur la rivière, construite en brique, également couverte d' une toiture à longs pans, avec pignons couverts. Elle comporte un sous-sol et développe une élévation à trois étages carrés et un étage de comble. Les parties agricoles, comportant notamment, l' écurie et le pigeonnier qui surmonte le porche d' entrée, sont en rez-de-chaussée avec étage de comble, sont en brique avec chaînage d' angle en pierre de taille. Ces dépendances agricoles sont couvertes en tuile mécanique ou en tôle ondulée, tandis que les bâtiments à vocation industrielle sont couverts en ardoise.
gros-oeuvre: calcaire;pierre de taille;moyen appareil;brique
couverture (matériau): ardoise;tuile mécanique;tôle ondulée
plan: plan régulier
étages: sous-sol;3 étages carrés;étage de comble
couverture (type): toit à longs pans;pignon couvert
escaliers: escalier dans-oeuvre
typologie: cour fermée
état: établissement industriel désaffecté
propriété: propriété privée
date protection MH: édifice non protégé MH
type d'étude: inventaire topographique;patrimoine industriel
date d'enquête: 1986
rédacteur(s): Fournier Bertrand;Hérold Michel;Nafilyan Alain
source: Base Merimee - (c) Inventaire général, 1986