Fonderie de bronze et de fer Muller Roger et Cie, puis usine de fabrication de baignoires émaillées Fonderie et Emaillerie de Noyon, puis Société générale de Fonderie, actuellement Jacob Delafon
Picardie - 60 - Noyon
époque: 4e quart 19e siècle - 1899
auteur(s): maître d'oeuvre inconnu
personnalité(s): Roger Paul (commanditaire)
historique:
La fonderie de bronze et robinetterie Muller et Roger est d' abord créée en 1888 à Paris, avenue Philippe-Auguste. Par l' accroissement de sa production et sous l' impulsion d' Ernest Noel, sénateur maire de Noyon, elle s' installe également dans cette ville en 1899. La nouvelle usine, dirigée par Besson-Grange, ingénieur des Arts et Métiers, est construite sur un terrain de 5 ha, relié à la gare de la Compagnie des Chemins de Fer du Nord et à la ligne d' intérêt local Noyon-Ham. Parallèlement, un ensemble de 30 maisons ouvrières, géré par la société d' HBM est construit en 1900, rue Jules-Simon et rue Emile-Loubet, à proximité de l' usine. Entre 1914 et 1917, la fonderie est occupée par les Allemands, puis endommagée au cours de la bataille de Noyon en 1918. Les grandes halles de fabrication et les pavillons d' entrée sont conservés et les autres bâtiments industriels sont reconstruits à l' identique. En 1920, l' activité de l' entreprise se tourne vers la fabrication de baignoires en fonte émaillées et porte la nouvelle raison sociale Fonderie et Emaillerie de Noyon. En 1940 et 1944, l' usine fait l' objet de plusieurs bombardements détruisant plusieurs bâtiments industriels. En 1945, l' usine entreprend un grand plan de modernisation et d' extension, notamment par la construction de nouveaux bâtiments de fonderie, d' ébarbage, d' émaillerie, transformateur électrique, laboratoire. Vers 1960, le site est repris par le groupe américain Kohler, mais conserve le nom de Jacob Delafon.
En 1900, l' usine est équipée d' une machine à vapeur Babcock et Wilcox de 300 ch. qui permet de fondre 350 t. / mois. En 1910, l' usine est équipée de 3 cubillots dont la capacité est de 2 à 5 t./ heure et produit une fonte trempée, dite fonte Oural, utilisée pour les roues wagons et les galets de ponts-roulants. Elle fabrique les voussoirs pour le tunnel du métropolitain parisien. En 1927, la production est de 50 baignoires / jour. Elle passe à 130 unités en 1937 lors de l' équipement d' un nouveau four rotatif pour l' émaillage et de machines, dites à secousses. En 1950 : la production de baignoires atteint 1000 unités / jour.
En 1900, l' usine emploie 300 salariés. En 1962, l' usine compte plus de 500 salariés.
Existence d' un fonds d' archives privées.
description:
Site desservi par un embranchement ferroviaire. La partie industrielle développe ses ateliers de fabrication et les magasins par corps de bâtiments en rez-de-chaussée accolés, couverts de toits en sheds ou à longs pans et pignons couverts portées par des charpentes métalliques apparentes. Les bureaux et la conciergerie à usage de logement flanquent symétriquement l' entrée de l' usine. Il comportent une élévation à travées à un étage carré et étage de comble. Cet ensemble est couvert de toitures à longs pans et croupes.
gros-oeuvre: brique;fer;pan de fer;béton armé
couverture (matériau): ardoise;verre en couverture;métal en couverture
étages: en rez-de-chaussée;1 étage carré;étage de comble
couvrement: charpente métallique apparente
couverture (type): toit à longs pans;pignon découvert;pignon couvert;croupe;shed
propriété: propriété privée
date protection MH: édifice non protégé MH
type d'étude: inventaire topographique;patrimoine industriel
date d'enquête: 1986
rédacteur(s): Fournier Bertrand;Hérold Michel;Nafilyan Alain
source: Base Merimee - (c) Inventaire général, 1986