logement des gardiens
Guyane - 973 - Cayenne
époque: 3e quart 19e siècle - 1867
contenant: Bagne dit centre pénitencier de Cayenne
auteur(s): maître d'oeuvre inconnu
historique:
L' administration pénitentiaire a probablement bâti les logements des surveillants au moment où elle s' installa à Cayenne entre 1867 et 1872, ou du moins une partie des logements. En 1895, il y avait 76 surveillants dont 52 étaient mariés. Des logements étaient prévus pour les célibataires, mais l' administration manquait de logements pour les familles. Les logements des surveillants mariés, conservés aujourd' hui sur la pointe de Buzaré, ont été remaniés. Des cuisines et salles de bains ont été aménagées à l' intérieur des logements qui ont été agrandis d' une pièce.
description:
A l' intérieur du centre pénitencier avait été bâtie une caserne pour les célibataires, le chef du dépôt et pour deux surveillants chefs, en charpente de bois. Le bâtiment comprenait une salle à manger, une grande chambre pour les surveillants de passage et 6 logements de 2 pièces pour les célibataires (à l' étage). La maison du commandant était également comprise dans l' enceinte du pénitencier. Elle était bâtie en maçonnerie et possédait un toit recouvert de bardeaux. Une terrasse bétonnée avait été aménagée sur le devant de la maison. A l' extérieur du pénitencier, séparés par une rue, des logements furent construits pour les surveillants mariés. Ce sont les seuls vestiges encore debout de ce centre pénitencier. Ils sont bâtis en maçonnerie de briques, avec rez-de-chaussée commun et cour commune. Un escalier extérieur a été aménagé tous les 2 logements. Une galerie fermée mais ajourée par un jeu géométrique des briques court le long de la façade côté pénitencier. Parallèlement à ce long corps de logements, de l' autre côté de la cour, un second bâtiment accueille les dépendances (cuisine, lieux d' aisance, salle de bains). La cour est aujourd' hui séparée tous les 2 logements par un mur en maçonnerie. Chaque logement comprend deux pièces dans le sens de la largeur et une étroite véranda. Sur le plateau de Saint-Quentin, avaient été également construits des logements pour surveillants mariés. Ils étaient en maçonnerie avec un toit couronné de deux épis de faîtage. Un appentis s' appuyait sur la façade principale de certains logements. Chaque maison possédait un jardin enclos.
gros-oeuvre: brique;maçonnerie;pan de bois
couverture (matériau): bardeau;tôle ondulée
étages: rez-de-chaussée surélevé;1 étage carré
décor: ferronnerie
représentation:
ornement géométrique
précisions: épis de faîtage en métal
couverture (type): toit à longs pans;croupe;appentis
escaliers: escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie;escalier intérieur : escalier droit, en charpente;escalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour
typologie: galerie dans-oeuvre
état: détruit;menacé
propriété: propriété publique
date protection MH: édifice non protégé MH
type d'étude: inventaire topographique
date d'enquête: 2002
rédacteur(s): Cazelles Nathalie
source: Base Merimee - (c) Inventaire général, 2002