tréfilerie, usine de quincaillerie (clouterie) dites des Forges de Lods, puis station de pompage dite Société de distribution Gaz et Eaux
Franche-Comté - 25 - Lods
époque: 1er quart 19e siècle, 3e quart 18e siècle, 4e quart 18e siècle - 1760
destinations successives: station de pompage
auteur(s): maître d'oeuvre inconnu
historique:
En 1760 début de la construction des forges de Lods sous la direction de Jean-Charles-Noël Fleur. La production est tournée vers la fabrication de fil de fer et de clous. En 1816 (date portée à l' entrée du sous-sol) , la veuve de J.C.N. Fleur, Jeannne-Françoise Fleur fit construire le logement patronal appelé le "château". En 1846, les forges consistent en 4 feux d' affinerie, 2 fours de chaufferie, 2 fours à recuire, 2 marteaux à un système de cylindre et 282 bobines de tréfilerie. En 1850, la production est de 804000kg. de barreaux qui sont vendus aux tréfileries voisines (soit 1/16;en 1789 1/5) , 750000kg. deviennent du fil de fer dont 250000 sont transformés en clous (presque 1/3 du total;1789 1/5 du total);le reste étant vendu directement. En 1885, la production est de 250000 kg. de fer et emploient 300 personnes. Le déclin des usines de Lods s' amorce à partir de 1918. Le laminoir continue à produire du fil de fer et des fers pour le béton armé. En 1925, arrêt de la production de clous. En 1939 incendie des bâtiments de la clouterie et de la tréfilerie. En 1942 fermeture du laminoir. En 1946, rachat de l' usine par la Société de Tournerie Industrielle de Vuillafans et de Lods qui se spécialise dans la production de manches d' outils. En 1950, vente à la société de distribution Gaz et Eaux qui utilise les bâtiments pour entreposer des éléments de canalisation. A partir de 1959, les bâtiments et les logements ouvriers inoccupés sont détruits. Seuls, les logements ouvriers situés aux Forges ont été restaurés à partir de 1960. Septembre 1981, destruction du laminoir.
description:
Les bâtiments industriels construits à la fin du 18e siècle, s' étendaient le long de la rive gauche de la Loue, de "Moulins Neufs" aux "Forges" et étaient désignés par les termes "Usines du Bas" et "Usines du Haut." Ils étaient en moellon calcaire, couverts en tuiles plates. La clouterie, en brique, était couverte de tuiles mécaniques. Le logement patronal, dit le château, en moellon calcaire, était à l' origine couvert en tuiles plates. Le sous-sol couvert d' une voûte en berceau, abritait le dépôt viticole de la coopérative ouvrière, les bureaux et la pharmacie étaient au rez-de-chaussée, le logement du directeur se situait au 1er étage et celui du contremaître au second étage. Depuis le rachat des forges par la Société de distribution Gaz et Eaux, l' ancien logement patronal a été restauré pour abriter plusieurs logements et a reçu un couverture en tuiles mécaniques.
gros-oeuvre: calcaire;moellon;enduit
couverture (matériau): tuile mécanique;tuile plate
étages: sous-sol;3 étages carrés;étage de comble
couvrement: voûte en berceau
couverture (type): toit à longs pans;croupe;pignon couvert
escaliers: escalier dans-oeuvre
état: vestiges;restauré
propriété: propriété privée
date protection MH: édifice non protégé MH
type d'étude: inventaire topographique
date d'enquête: 1980
rédacteur(s): Hamelin Liliane
source: Base Merimee - © Inventaire général, 1980