filature de coton Ezéchiel Desmarest, puis Louis-Auguste Vallée, puis filature et tissage de la société Colbeck et Grave, puis usine de teinturerie et d'apprêt des étoffes Quesnel
Haute-Normandie - 76 - Houlme (Le)
époque: 1er quart 19e siècle - 1811
destinations successives: usine de teinturerie;usine d'apprêt des étoffes
auteur(s): maître d'oeuvre inconnu
historique:
En 1810, Ezéchiel Démarest, maire de Canteleu et teinturier à Bapeaume, reçoit l' autorisation par décret de faire construire une filature de coton à l' emplacement d' un moulin à papier attesté en 1565. L' usine, achevée en 1811, est construite à cheval sur le bras droit de la rivière et dispose d' une roue. Une seconde roue est installée par la suite sur le bras gauche de la rivière, pour la mouture de l' alizari utilisé pour la teinture du coton. En 1812, un logement patronal est édifié. A la mort d' Ezéchiel Démarest en 1815, la filature est transmise à son frère Guillaume jusqu' en 1824, date à laquelle il décède à son tour. Sa veuve exploite quelque temps l' établissement, puis le loue en 1829 à Louis-Auguste Vallée alors filateur à Malaunay. En 1834, Louis-Auguste Vallée fils devient acquéreur du site pour la somme de 225 500 francs comprenant : la filature composée d' un rez-de-chaussée surmonté de trois étages, l' habitation, un magasin, un atelier de réparation avec une salle pour les ouvriers au rez-de-chaussée et un dortoir au premier étage. Durant les années 1860, les machines sont démontées et la filature louée à Israël Colbeck puis à la société Colbeck et Grave spécialisée dans la fabrication de tissu bon marché à partir de vieux chiffons déchirés. La matière première obtenue est filée à nouveau puis tissée. En 1877, l' usine trouve un nouveau locataire en la personne de Victor Harel et redevient une filature de coton. Arrêtée en 1904, la filature reste en chômage jusqu' en 1907 date à laquelle elle est vendue à la société française du Trégasol et transformée en une fabrique de produits destinés à l' apprêt des tissus. En 1909, l' usine est à nouveau vendue à la société Paul Le Blanc puis en 1924 à la société Quesnel et transformée en usine de teinturerie et d' apprêt des étoffes. Subsiste aujourd' hui un atelier de fabrication désaffecté.
Le 4 avril 1837, Louis-Auguste Vallée obtient par arrêté préfectoral, l' autorisation d' installer dans son établissement une machine à vapeur à haute pression, timbrée à 6 atmosphères. Au milieu des années 1860, l' usine comprend 6 machines à déchirer. En 1878, l' usine Harel dispose d' une roue hydraulique de 20 ch, de 2 machines à vapeur de 100 ch, l' une à 2 cylindres, l' autre à balancier alimentées par 3 chaudières. La filature comprend alors 8 000 broches. En 1880, Harel substitue à l' une des 2 machines à vapeur, une machine Corliss de 150 ch. En 1897, l' un des générateurs est remplacé par une chaudière Lagosse de 75 m² portant la surface totale de chauffe à 135m². En 1899, la vieille roue hydraulique disparaît faisant place à une turbine de même force : 20 ch.
En 1876, 80 personnes sont employées dans l' usine.
gros-oeuvre: brique
couverture (matériau): tuile mécanique
étages: 2 étages carrés
couvrement: charpente en bois apparente
couverture (type): toit à longs pans;croupe
état: établissement industriel désaffecté;mauvais état
propriété: propriété privée
date protection MH: édifice non protégé MH
type d'étude: patrimoine industriel (agglomération de Rouen)
date d'enquête: 1997
rédacteur(s): Le Roy-Real Emmanuelle
source: Base Merimee - (c) Inventaire général, 1997