filature, tissage de laine et usine d'apprêt des étoffes Fraenckel Frères, puis Fraenckel-Blin, puis Fraenckel-Herzog SA, actuellement atelier de menuiserie et établissement administratif des ASSEDIC de Normandie
Haute-Normandie - 76 - Elbeuf
époque: 2e quart 20e siècle, 4e quart 19e siècle - 1880
destinations successives: atelier de menuiserie;établissement administratif
éléments remarquables: machines énergétiques (étudiées dans la base Palissy)
auteur(s): maître d'oeuvre inconnu
historique:
Cette usine de draps de laine qui intégre la filature, le tissage et l'apprêt des étoffes est édifiée en 1880-1881 par les frères Louis et Henri Fraenckel, associés depuis 1855. Ces fabricants alsaciens originaires de Bischwiller, ont émigré à Elbeuf après la guerre de 1870. Leur établissement est construit à l'emplacement de l'usine Théodore Chenevière, acquise en juin 1879 pour la somme de 240 000 francs. Au début du 20e siècle, les frères Freanckel s'associent à la famille Blin, puis à partir de 1914 à la famille Herzog. En 1924, la société Fraenckel-Herzog est transformée en société anonyme. Durant la guerre, l'usine subit de nombreux dommages, plusieurs ateliers sont en reconstruits. En 1948, un château d'eau est édifié, portant la date. L'usine a fermé à la fin des années 1960 et a fait l'objet de nombreuses divisions. Un vaste atelier, la chaufferie et la salle des machines, appartenant aujourd'hui à la mairie, doivent acceuillir un futur musée du textile. Ces bâtiments font l'objet d'une protection au titre des monuments historiques. Les autres ateliers acceuillent entre autre une menuiserie et les ASSEDIC de Normandie. Le bâtiment à usage de bureau et d'atelier a été détruit après inventaire.
Sur les deux groupes de trois chaudières qui équipaient l'usine, un seul subsiste aulourd'hui, qui fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques. En 1900, l'usine compte 300 métiers à tisser mécaniques, 8940 broches à filer et 68 fouleuses laveuses. En 1930, l'usine est équipée de 80 machines à fouler, de 41 machines à tondre et calandrer, d'une dévideuse et retordeuse à 5750 broches, de plusieurs métiers totalisant 4440 broches et de 434 métiers à tisser.
140 ouvriers y travaillent en 1900, 1500 en 1929, 400 en 1944, 250 en 1960, 170 en 1962.
description:
L'atelier de fabrication principal qui compte plus de trente travées est construit en briques bicolores sur un étage carré, charpente métallique apparente, toit à longs pans, pignon couvert et toit en terrasse, pour la partie reconstruite après guerre. La chaufferie, en rez-de-chaussée surélevé, en brique et charpente métallique apparente, dispose en sous-sol d'un tunnel permettant la réception et le stockage du charbon. Un second atelier de fabrication est construit en brique et béton avec toit en terrasse, ciment amiante en couverture. Un troisième atelier de fabrication se compose de deux étages carrés et un étage de comble en brique, toit en terrasse, charpente métallique apparente. Le bâtiment à usage de bureau et d'atelier de fabrication est construit en brique sur deux étages carrés avec une avancée en rez-de-chaussée à laquelle on accéde par un escalier droit, toit en terrasse, charpente métallique apparente. Les ateliers primitifs présentent des tirants en fonte aux initiales de Fraenckel et Blin. Surface totale du site : 10 000 m²
gros-oeuvre: brique;béton
couverture (matériau): tuile mécanique;ardoise;ciment amiante en couverture
étages: 2 étages carrés;étage de comble
couvrement: charpente métallique apparente
décor: ferronnerie
représentation:
monogramme
couverture (type): terrasse;toit à longs pans;pignon couvert;shed
escaliers: escalier de distribution extérieur;escalier droit;en maçonnerie
état: menacé;établissement industriel désaffecté
propriété: propriété privée;propriété d'un établissement public communal
date protection MH: 1994/07/04 : inscrit MH partiellement;1995/07/04 : classé MH partiellement
précisions: bâtiment sur rue;bâtiment en retour sur la cour centrale jusqu'à la limite de la partie reconstruite;bâtiment de l'arrière de la cour;salle des machines;cheminée (cad. AN 225, 232) : inscription par arrêté du 4 juillet 1994;chaufferie, y compris le bâtiment qui l'abrite et les accessoires nécessaires à son fonctionnement (cad. AN 225) : classement par arrêté du 4 juillet 1995.
observations:
Les trois chaudières encore en place sont classées Monuments Historiques depuis 1995 et étudiées dans la base Palissy.
type d'étude: patrimoine industriel
date d'enquête: 1992
rédacteur(s): Emmanuelle Le Roy-Real
source: Base Merimee - © Inventaire général, 1992