Logement patronal dit Château de la Tuilerie

Bourgogne - 71 - Montchanin

époque: 4e quart 19e siècle

contenant: Ensemble d'industrie céramique de la Grande Tuilerie de Bourgogne

auteur(s): maître d'oeuvre inconnu

historique:

Lorsque Charles Avril vend en 1878 la Grande Tuilerie de Bourgogne de Montchamin, il conserve le Château Avril, alors logement patronal de l' entreprise. Entre 1880 et 1890 un nouveau logement patronal est alors édifié par le nouveau propriétaire de l' entreprise, C. Duval. Ce bâtiment, appelé Château de la Tuilerie, sert de logement aux directeurs successifs de la tuilerie jusqu' à sa fermeture en 1969.

description:

Le logement patronal se compose d' un corps central (sous-sol, étage carré) et de deux pavillons latéraux (sous-sol, rez-de-chaussée et étage de combles) . La façade antérieure (nord) du corps central est en retrait par rapport aux pavillons. Une marquise (structure métallique légère reposant sur deux colonnettes de fonte inclinées s' appuyant sur des culées en céramique) couvre l' entrée principale qui s' inscrit dans un porche. De part et d' autre de l' entrée sont disposés deux médaillons en céramique (têtes de femme et d' homme) . La façade postérieure était à l' origine identique, une véranda se substituant initialement à la marquise et au porche (cette véranda est aujourd'hui remplacée par une petite construction en rez-de-chaussée portant une terrasse) . Les façades du corps central sont ornées de frises constituées de panneaux de céramique polychromes (appellation commerciale panneaux n°1) , panneaux que l' on retrouve dans le traitement en caissons du plafond du hall d' entrée (seul élément en céramique significatif à l' intérieur du bâtiment) . Les deux façades sont construites en brique apparente (avec quelques motifs géométriques en briques polychromes) , avec chaînages d' angle harpés en calcaire, tandis que les murs gouttereaux des pavillons sont moellon de calcaire, initialement aveugles. Le corps central est couvert d' un toit à longs pans avec croupes. Les tuiles en écaille polychromes, les épis de faîtage et tuiles faîtières à fleurons (épis de faîtage n°15 et faîtières à crêtes n°6 du catalogue) forment un décor intéressant. Les pavillons latéraux sont couverts de simples toits à longs pans en tuiles mécaniques. Les toitures ont perdu une partie de leur ornementation : tuiles de rives, abouts, mitres de cheminée... Le parc a conservé une petite serre à demi enterrée et une glacière construite en brique sous une butte de terre plantée d' arbres.

gros-oeuvre: brique;calcaire;moellon

couverture (matériau): tuile en écaille;tuile mécanique

étages: sous-sol;1 étage carré;étage de comble

décor: céramique

représentation:

ornement géométrique;tête de femme;tête d'homme

précisions: Les décors sont portés les façades.

couverture (type): toit à longs pans;croupe

propriété: propriété privée

date protection MH: édifice non protégé MH

type d'étude: patrimoine industriel (enquête partielle, Communauté urbaine Le Creusot - Montceau-les-Mines)

date d'enquête: 1999

rédacteur(s): Pillet Frédéric

source: Base Merimee - © Inventaire général, 1999;© Communauté urbaine Le Creusot - Montceau-les-Mines, 1999



 
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