tissage de laine Martin Thyss, puis Thyss Beuck et Cie, puis tissage de laine Rogelet Gand Grandjean Ibry, puis Marin Astruc, puis usine de transformation des métaux Schlumberger et Cie
Alsace - 68 - Buhl
époque: 1er quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle - 1825
destinations successives: usine de transformation des métaux
éléments remarquables: atelier de fabrication
auteur(s): maître d'oeuvre inconnu
historique:
Martin Thyss lance en 1812 sa fabrique de drap de laine. Le nombre d' ouvriers atteint 300 dès 1822. L' usine passe sous différentes raisons sociales Martin Thyss, puis Thyss Steffan et Cie puis Thyss Beuck et Cie. Sous cette dernière l' usine se développe et intègre toute la filière des draps de laine. Entre 1852 et 1860 Jean Frédéric Kochlin fait profiter l' usine de nombreuses innovations techniques. En 1860 sous la raison sociale Rogelet Gand Grandjean Ibry et Cie, l' usine serait la première du continent à tisser de la laine mérinos et cachemire. A partir de 1890, Edmond Rogelet oriente toute la production vers le luxe. A cette époque l' usine compte 1000 ouvriers et finance dans le village une crèche, des logements et subventionne diverses associations. C' est en son sein que se forme vers cette époque le premier syndicat ouvrier alsacien. Après la guerre de 1914-1918 la filière de la laine en Alsace ne peut se réadapter malgré la construction de nouveaux ateliers en 1925;la manufacture ferme en 1934. En 1948 le site est repris par Marin Astruc qui l' exploite jusqu' en 1958. En 1963, la société Nicolas Schlumberger et Cie en fait un atelier de tôlerie. Une grande partie de l' usine est détruite depuis pour laisser la place à une opération immobilière.
description:
Tous les bâtiments sont fondus en un seul ensemble comme un assemblage de parallélépipèdes. La partie la plus ancienne est un atelier à shed dont l' élévation avant est constituée d' une maison à neuf fenêtres en façade flanquée de chaque côté par une tour hexagonale d' un étage. La structure porteuse de cet atelier est soutenu par des piliers en fonte à renforts latéraux d' un type original sur des poutre de bois. Les bâtiments de 1925 présentent en façade des pilastres de briques se détachant du reste de la maçonnerie.
gros-oeuvre: brique; parpaing de béton; béton
couverture (matériau): métal en couverture;tuile mécanique
couverture (type): shed
état: restauré
propriété: propriété privée
date protection MH: édifice non protégé MH
observations:
La partie avant des ateliers les plus anciens reprend une façade de manoir : exemple de transition de l'industrie manufacturière à l'usine moderne. Dossier réalisé en partenariat avec le CRESAT, Université de Haute-Alsace.
type d'étude: opération ponctuelle
date d'enquête: 2003
rédacteur(s): Jaoul Guillaume
source: Base Merimee - © Inventaire général, 2003