maison forte, puis maison de maître, actuellement ferme Larramendia
Aquitaine - 64 - Juxue
époque: 14e siècle, 15e siècle (?)
destinations successives: maison de maître, ferme
auteur(s): maître d'oeuvre inconnu
historique:
Larramendia est citée dans les archives du royaume de Navarre datant de 1249, 1365 ("larramendy") et 1412 ("la salle de larramendi") en tant que maison noble. La construction date sûrement de la fin du Moyen Âge, 14e siècle ou 15e siècle. Au 17e siècle, l' édifice est transformé en maison de maître. Il est agrandi de moitié vers le sud-ouest, comme le prouvent le changement d' appareil et les chaînes d' angles visibles sur les élévations sud-est et nord-ouest. Dans cette nouvelle construction d' esprit classique, les ouvertures sont principalement des croisées non moulurées, réparties régulièrement. L' élévation antérieure est ordonnancée. La maison forte est également restaurée à cette occasion, et équipée de croisées à appui mouluré. Au 19e siècle, il semblerait que la vocation agricole l' emporte: Larramendia devient une ferme. Une porte charretière à linteau de bois est aménagée dans le mur sud-est de la maison forte, à l' emplacement d' une porte plus ancienne, datant sûrement de l' origine du bâtiment. Il ne subsiste d' elle qu' un piédroit percé d' un trou de bâcle, visible depuis l' intérieur. De nouvelles ouvertures sont percées. Des dépendances sont construites dans l' ancien parc.
description:
Situé près d' un coude de la Bidouze, à proximité de voies de communication, l' édifice est en position dominante et conserve des traces de fossés. Il présente également des éléments architecturaux défensifs certains. Outre l' épaisseur importante des murs atteignant 1,3 mètres, l' élévation postérieure nord-ouest est équipée d' une meurtrière chanfreinée au niveau du rez-de-chaussée, aujourd' hui murée. Depuis l' intérieur uniquement, on s' aperçoit que le mur sud-ouest est le plus élevé. Ce qui prouve que la maison forte était plus élancée originellement. L' ensemble de la construction, de plan rectangulaire orienté sud-est/nord-ouest, se développe sur deux étages carrés. Elle est surmontée d' un toit à longs pans et croupe, recouvert de tuiles creuses. L' édifice d' origine se caractérise par un moyen appareil de calcaire. Deux contreforts, en élévation latérale droite, montent jusqu' au premier étage. L' unique demi-croisée, murée, est située en élévation postérieure ouest, près d' une meurtrière, au niveau du rez-de-chaussée. Dans l' axe de la porte d' entrée est, à l' intérieur, un escalier tournant à retours sans jour, en charpente, dessert les étages. La partie rajoutée postérieurement est en moellons de calcaire. Les murs ont une épaisseur de 1,3 m en moyenne. Les dépendances, dispersées dans le parc, sont massives. Le four à pain est sous un toit à longs pans et pignon couvert, de même que la grange-étable. La bergerie est couverte d' un toit à croupe et d' un appentis en tuiles plates mécaniques. Un pigeonnier est surmonté d' un toit en pavillon recouvert de tuiles plates, traitées en écailles de poisson. Un lavoir est situé à proximité.
gros-oeuvre: calcaire;moyen appareil;moellon
couverture (matériau): tuile creuse;tuile plate
étages: 2 étages carrés
couverture (type): toit à longs pans;pignon couvert;croupe;appentis;toit en pavillon
escaliers: escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en charpente
état: restauré
propriété: propriété privée
date protection MH: édifice non protégé MH
type d'étude: inventaire topographique
date d'enquête: 2000
rédacteur(s): Pécheux Barbara
source: Base Merimee - (c) Inventaire général, 2000;(c) Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, 2000