maison
Auvergne - 63 - Gelles
époque: 18e siècle, 19e siècle, 3e quart 16e siècle, Limite 13e siècle 14e siècle - 1575
auteur(s): maître d'oeuvre inconnu
historique:
Le siège primitif de la seigneurie de Banson devait se tenir à l' origine dans le hameau de Villevieille, à environ 500 m au nord-ouest de Banson. Il y subsiste les vestiges d' une motte. L' implantation du château ne semble pas se faire avant le 12e siècle, la première mention des seigneurs de Banson remonte à la fin de ce siècle. Il reste peu de vestiges du château féodal en dehors de la plate-forme sommitale et des soubassements de deux tours circulaires fortement arasées et d' une salle basse. Le château primitif, établi sur une légère éminence, comportait une enceinte flanquée de quatre tours et cernée par des fossés. Un pont-levis permettait d' y accéder. Durant la guerre de Cent Ans, le château fut pris par les Routiers en 1360, lors de la chevauchée anglaise en Auvergne, en même temps que le château de Tracros (construit sur une butte volcanique au nord-ouest de Gelles). Il servit pendant de longues années de repaire aux mercenaires qui écumaient la région, avant d' être reconquis par Louis II de Bourbon en 1375. Si la généalogie de la famille des Banson est relativement bien connue, les sources concernant le château restent muettes. En 1434, Erard de Banson donne le fief et le château à son parent, Guillaume d' Aubusson, à charge pour lui d' en porter les armes et d' ajouter le nom au sien, ce qui fut respecté. Du logis primitif, il ne subsiste pratiquement rien en dehors des bases des tours mentionnées et peut-être une partie de la base des murs actuels. Une porte de style Renaissance de la maison est conservée, elle porte la date de 1575. Au 18e siècle, le corps de logis est complètement remanié en maison bourgeoise. Un nouveau corps de bâtiment est adossé au mur pignon ouest de l' ancien bâtiment qui est fortement remanié, y compris les ouvertures, à l' exception de la porte datée. C' est certainement à cette époque que l' enceinte est arasée, ne laissant subsister que le soubassement des tours. Un jardin d' agrément est aménagé dans la pente, à l' est. Complètement démantelé, il n' en subsiste que les terrasses et l' escalier monumental.
description:
La maison bourgeoise est constituée de deux corps de bâtiments accolés par les murs pignons. Des problèmes de stabilité ont nécessité l' installation d' un contrefort sur la façade sud qui masque la liaison des constructions. Les murs sont construits en moellons équarris pour la partie ancienne, en moellons irréguliers pour la construction la plus récente. Les ouvertures des fenêtres ne présentent aucune symétrie, les encadrements des baies du rez-de-chaussée (façade sud) sont remployés. Des lucarnes, couvertes d' un toit à deux versants et une croupe, éclairent l' étage de comble. Le toit à longs pans comporte un pignon découvert sur la partie ancienne (est). Le jardin, installé en contrebas de la maison, à l' est, ne conserve qu' un escalier monumental complexe qui comporte une volée double à montées parallèles, une deuxième volée double à montées divergentes et une troisième volée centrale. Le palier intermédiaire donne accès à la salle basse de la tour médiévale. Sous ce même palier, une niche devait abriter une fontaine.
gros-oeuvre: moellon;basalte;enduit;granite;andésite
couverture (matériau): pierre en couverture;basalte en couverture
étages: 1 étage carré;étage de comble
couvrement: coupole
couverture (type): toit à longs pans;pignon découvert;croupe ronde
escaliers: escalier isolé : escalier de type complexe, en maçonnerie, sur voûte
typologie: maison
état: remanié;restauré
propriété: propriété privée
date protection MH: édifice non protégé MH
observations:
édifice intéressant pour les vestiges conservés et l'escalier monumental. La sobriété de la construction est assez caractéristique des maisons de l'aire d'étude.
type d'étude: inventaire topographique
date d'enquête: 1997
rédacteur(s): Sauget Jean-Michel
source: Base Merimee - (c) Inventaire général, 2002