Laiterie industrielle Maggi
Picardie - 60 - Saint-Omer-en-Chaussée
époque: 1er quart 20e siècle, 4e quart 19e siècle - 1899
auteur(s): Besencenet Félix (architecte)
historique:
Au coeur d' une zone de concurrence dominée par la société Charles Gervais, la société suisse Maggi, également appelée la Société des Boissons Hygiéniques, installe en 1899 un dépôt de lait à Saint-Omer-en-Chaussée. Le site retenu se situe à proximité immédiate de la gare afin de couvrir une zone de collecte importante et de garantir un acheminement rapide vers Paris. L' établissement, considéré comme une laiterie modèle, fournit un lait de qualité supérieure, garanti par une fermeture des bouteilles en verre ou en porcelaine par cachets. Dans cette démarche de recherche qualitative, elle est également une des rares laiteries équipée d' un laboratoire. En 1903, l' augmentation et l' organisation de la collecte du lait nécessite la construction de nouvelles écuries à côté de l' ancienne. Ce nouveau bâtiment, construit par l' architecte Félix Besencenet, abrite 20 emplacements. Parallèlement, une porcherie, capable d' accueillir 25 porcs est également construite. Cet équipement était notamment nécessaire pour écouler le petit lait qui ne pouvait être commercialisé. En 1932, la laiterie appartient à la Société Giacomo frères, de Mantes-Gassicourt (Mantes-la-Jolie, Yvelines). Après la cessation d' activité intervenue à une date inconnue, les bâtiments sont rachetés par la commune, qui y a installé ses ateliers municipaux. 1904 : Installation d' un gazogène Javal à acétylène pour l' éclairage de l' usine.
description:
Cette laiterie, située au coeur du village, est desservie par un embranchement ferroviaire, la reliant directement à la gare de Saint-Omer-en-Chaussée. Si la plupart des volumes architecturaux sont encore en place, les bâtiments ont subi des remaniements importants, tant dans les ouvertures que dans les couvertures. La salle des machines et la chaufferie, ainsi que la cheminée tronconique en brique, ont été détruits. La laiterie proprement dite s' élevée sur deux étages carrés en brique avec enduit de ciment partiel, laissant apparaître un rythme de travées provoqué par le jeu de briques en jambages harpés laissées apparentes. A l' origine, ce bâtiment comportait une toiture bombée en zinc avec éclairage zénithal central. Ces dispositions ont été remplacées sur le premier corps de bâtiment par un simple toit à longs pans et pignons couverts, et sur le second, par un toit en terrasse, très légèrement incliné. Le quai en béton armé, situé à l' ouest, est protégé par un appentis. En bordure de route, à l' est, les écuries adoptent le même type d' appareil que la laiterie. Elles sont en rez-de-chaussée et reçoivent un toit en ciment amiante à longs pans et pignons couverts. La porcherie a été entièrement détruite, remplacée récemment par un bâtiment à structure métallique recouvert de tôles nervurées.
gros-oeuvre: brique;ciment;enduit;béton;béton armé;métal;essentage de tôle
couverture (matériau): ardoise;ciment amiante en couverture;matériau synthétique en couverture
étages: 2 étages carrés
couverture (type): terrasse;appentis;toit à longs pans;pignon couvert
état: établissement industriel désaffecté;remanié
propriété: propriété de la commune
date protection MH: édifice non protégé MH
type d'étude: patrimoine industriel
date d'enquête: 2002
rédacteur(s): Fournier Bertrand
source: Base Merimee - (c) Inventaire général, 2002;(c) AGIR-Pic, 2002