Moulin à farine, dit de Villers;puis usine de produits chimiques G. E. Plastics
Picardie - 60 - Villers-Saint-Sépulcre
époque: 1er quart 20e siècle, 3e quart 19e siècle, 3e quart 20e siècle, 4e quart 19e siècle
auteur(s): maître d'oeuvre inconnu
personnalité(s): Gall Henri (personnage célèbre)
historique:
Le site industriel actuel occupe l' emplacement d' un moulin à farine, mentionné en 1060 sous l' appellation Moulin de Creveoeur, donné lors de la fondation du prieuré Saint-Sépulcre. A partir du 16e siècle il prend le nom de Moulin de Villers. Plusieurs fois détruit, reconstruit et agrandi au cours des siècles, ce moulin est remplacé en 1870 par une usine chimique fabriquant de l' ammoniac, de l' acide salicylique, des sels de plomb et de l' alcool. En 1885, Henry Gall, ancien directeur de la société des ingénieurs civils, dirige l' entreprise et procède l' année suivante à des essais de fabrication de chlorate par électrolyse. En 1889, Gall s' associe à Montlaur et crée la Société d' Electrochimie. L' entreprise développe alors la production d' éther sulfurique et d' acide fluorhydrique en même temps qu' elle continue celle de l' ammoniac. Parallèlement, le site accueille une usine de minium exploitée par M. Thibault, puis une distillerie. En 1903 est créé un atelier de bioxyde de barium, complété en 1907 par un autre atelier de cyanure, suivant le procédé Castner. Durant la Seconde Guerre mondiale, l' usine, réquisitionnée par l' Allemagne, fabrique du Xyclon B. A partir de 1960, le site se transforme pour la fabrication d' ABS (Acrylonitrile, Butadiène et Styrène) . De nouveaux bâtiments et équipements (château d' eau, station de pompage, centrale électrique) sont alors construits et des modifications importantes sont apportées. En 1973, les ateliers de cyanure de sodium et de noir de carbone sont abandonnés, puis détruits. Parallèlement, le centre de recherche et de développement est construit. Dans les années 1980, d' autres ateliers de fabrication sont démontés. C' est le cas de ceux destinés au cyanure de potassium et de sodium. Aujourd' hui, après avoir appartenu à Ugine Kulhmann et sa filiale Plastimer, Borg-Warner Chemical Europe, le site est intégré à Général Electric et constitue le seul site en France à produire des ABS.
1909 : l' usine Thibaut est dotée d' une machine à vapeur Farcot de 90 ch.
1939 : 180 salariés. 1960 : 650 salariés. Après la première crise de l' industrie chimique en 1973, les effectifs diminuent pour ne plus atteindre en 1999 que 270 salariés.
description:
Site industriel couvrant 6 ha, desservi par un embranchement ferroviaire et traversé par la rivière du Thérain. De part et d' autre de celle-ci, il subsiste quelques bâtiments à un ou deux étages carrés, construits en brique avec toits à longs pans et pignons couverts en tuile mécanique. Ils accueillent le bâtiment de direction, la maintenance et la formation. Plusieurs entrepôts et magasins, à structure métallique apparente, sont hourdés de brique ou de parpaings de béton et recouverts d' un bardage de tôle. A l' arrière du site initial, s' est développée une architecture de process, distinguant quatre parties : stockage des monomères, polymérisation, finition et composition.
gros-oeuvre: brique;parpaing de béton
couverture (matériau): tuile mécanique;tôle ondulée;ciment amiante en couverture
étages: 2 étages carrés
couvrement: charpente métallique apparente
couverture (type): toit à longs pans;pignon couvert;terrasse
escaliers: escalier intérieur
propriété: propriété privée
date protection MH: édifice non protégé MH
observations:
Site SEVESO.
type d'étude: patrimoine industriel
date d'enquête: 1999
rédacteur(s): Fournier Bertrand
source: Base Merimee - © Inventaire général, 1999