usine de taille de matériaux de construction (scierie de marbre) Friand, puis Thiétard, puis Carion, puis Crapez, puis Sirjacq, puis Vital Evrad, actuellement musée du marbre
Nord-Pas-de-Calais - 59 - Bellignies
époque: 1er quart 19e siècle, 2e quart 19e siècle, 3e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle - 1821
destinations successives: musée
auteur(s): maître d'oeuvre inconnu
historique:
En 1821, Michel Friand, négociant à Ronlies (Belgique), sollicite l' autorisation d' édifier une scierie de marbre. Celle-ci, en cours de construction, est revendue en 1822 à Joseph Thiétard. L' usine achevée, est autorisée en mai 1826. Située sur la rive gauche de l' Hogneau, sur une dérivation, elle possède deux roues à pots (godets), alimentées par le haut, faisant 122 cm de large pour un diamètre de 240 cm. En 1831 le site est racheté par François Carion qui, vers 1850, y fait construire un logement. L' usine est léguée à Aimé Carion en 1862, puis vendu à Anatole Crapez en 1867, ainsi que deux carrières, une pompe d' épuisement, une machine à vapeur et un cabestan, situés au lieu-dit la Flaminette, à Hon-Hergies (étudié). Il semble qu' en 1881 la marbrerie appartienne à M Sirjacq qui se spécialise alors dans la confection de pendules en marbre. En 1922, l' ensemble de la propriété est racheté par la Société Vital Evrad, laquelle en abandonne l' exploitation en 1924. C' est peut-être à cette époque que le bâtiment principal est détruit. La Coopérative de Gommegnies installe, dans une annexe, une boulangerie qui fera place à une fabrique de baleines pour corsets. En 1955 Adolphe Botteau installe dans les locaux, un atelier d' objets en marbres (pendules ?) jusqu' en 1972. Le musée du marbre de Bellignies s' y implante en 1979 sous l' impulsion du maire, Avit Duronsoy. Ce musée possède du petit matériel de polissage, une armure à scier le marbre, ainsi qu' une collection d' objet.
En 1867 l' usine possédait une force motrice hydraulique de 18 à 20 ch. et une machine à vapeur de 6 ch. (système Lachapelle).
description:
Tous les bâtiments sont en brique. Le logement patronal, en rez-de-chaussée surélevé, est desservi par un perron en pierre, au niveau de la travée centrale. L' entrée est surmontée d' un balconnet. Le comble en surcroît est éclairé par de petites baies horizontales. Le toit, en pente douce et à longs pans à croupe, est recouvert d' ardoise. Les logements et bureau abritant le musée ont un étage et une charpente en bois formant longs pans. Ils sont couverts de tuile flamande mécanique et d' ardoise. La cheminée d' usine est en brique
gros-oeuvre: brique
couverture (matériau): ardoise;tuile flamande mécanique;métal en couverture
étages: sous-sol;1 étage carré;comble à surcroît
couvrement: charpente en bois apparente
couverture (type): toit à longs pans;croupe
état: restauré;établissement industriel désaffecté
propriété: propriété de la commune
date protection MH: édifice non protégé MH
type d'étude: patrimoine industriel
date d'enquête: 1998
rédacteur(s): Ramette Jean-Marc
source: Base Merimee - (c) Inventaire général, 1998