hôtel Dubois de Crancé

Champagne - Ardenne - 51 - Châlons-en-Champagne

destinations successives: bibliothèque

éléments remarquables: lucarnes;lambris

auteur(s): Collin Louis Ernest (architecte communal)

personnalité(s): Gargam Pierre (commanditaire)
Legendre Jean Gabriel (habitant célèbre)
Dubois de Crancé Germain (habitant célèbre)

historique:

Cet hôtel a, semble-t-il, été construit au milieu du 17e s. pour son premier propriétaire connu Pierre Gargam, trésorier de France. Au milieu du 18e s., Jean Gabriel Legendre, architecte, fait remplacer les allèges des fenêtres du 1er étage par des garde-corps. De nouveaux vantaux viennent également fermer la porte cochère. Les lambris de revêtement, encore visibles au 1er étage, peuvent avoir été réalisés à la demande de Legendre. En 1767, lorsque ce dernier quitte la ville, le bâtiment est vendu à Germain Dublois de Crancé, gouverneur de Châlons. En 1821, l' hôtel est acheté par la ville aux héritiers du général Godinot. La bibliothèque municipale est alors installée au 1er étage. En 1886, le comble à surcroît est aménagé en salle selon les plans de l' architecte de la ville Louis Ernest Collin. Lors de cet aménagement, les 2 lucarnes latérales sont créées en s' inspirant des 2 lucarnes anciennes. La forme du comble est aussi modifiée et les façades arrières reprises. La façade de l' église Saint-Loup, construite vers 1662, est remontée, également en 1886, dans la cour. L' hôtel a abrité la bibliothèque municipale jusqu' en 2001. Il conserve un dessus de porte, réalisé entre 1750 et 1770, seul vestige de la maison rue du Cloître, habitée par Mme Récamier lors de son séjour à Châlons en 1811-1812.

description:

Cette propriété était constituée, à l' origine, d' un corps de logis sur rue, d' une aile latérale à chaque extrémité de la façade postérieure, d' un bâtiment de communs séparant la cour de l' ancien jardin, d' une cour et d' un jardin qui allait jusqu' au Mau avant que celui-ci ne soit couvert. La façade antérieure est construite en pierre de taille calcaire, celle sur cour est en pan de bois crépi. La 1ère travée à gauche, qui reprend l' élévation de l' hôtel, appartient à l' hôtel de ville. L' hôtel comprend un sous-sol, un étage carré et un étage en surcroît, éclairé par 4 lucarnes. Le linteau des fenêtres de la façade antérieure est mouluré et saillant. Les fenêtres du rez-de-chaussée sont protégées par des grilles. Un portail, formé d' une porte cochère avec piétonne intégrée, s' ouvre sur un passage donnant accès à la cour. Le toit à longs pans brisés couvert d' ardoises repose sur une corniche en pierre moulurée et à denticules. L' escalier intérieur est tournant à retours sans jour. Le garde-corps, du 18e s., est un remploi et semble incomplet. L' hôtel conserve un parquet en forme d' étoile, des lambris de revêtement de style Louis XV et néo-classique ainsi qu' une cheminée en marbre de la 2e moitié du 18e s. Les ailes latérales sont en pan de bois crépi et comportent un étage carré avec fenêtres en arc segmentaire. Le toit en forme d' appentis est couvert d' ardoises.

gros-oeuvre: calcaire;bois;pan de bois;crépi

couverture (matériau): ardoise

étages: sous-sol;1 étage carré;étage en surcroît

décor: menuiserie;sculpture;sculpture (étudiée dans la base Palissy);ferronnerie

représentation:

ornement architectural;ornement géométrique;ornement végétal;ornement en forme d'objet;armoiries;ornement figuré;ornement animal

précisions: Le portail, formé d' un arc plein-cintre avec agrafe représentant une tête fantastique, est en pierre à bossage continu à chanfrein. Il est encadré par des pilastres à chapiteau ionique et guirlande à motifs végétaux. Le fronton-pignon des lucarnes, sculpté d' un homme vert, est couronné d' un amortissement en forme de pot à feu. Les ailerons des lucarnes centrales sont ornés de motifs végétaux stylisés sortant d' une tête d' aigle. L' allège représente un cuir découpé avec feuilles, heaume et armoiries, mal discernables, des Dubois de Crancé(D' azur au chevron d' or, accompagné de trois glands de même, feuillés et tigés de sinople) qui ont été apposées au cours de la 2e moitié du 18e siècle. Le garde-corps, en fer forgé, de l' escalier est formé de volutes. Les lambris de revêtement, de style Louis XV, sont ornés de décor végétal, de coquilles... La façade de l' église Saint-Loup sera étudiée dans la base Palissy ainsi que la fontaine qui provient de la préfecture et qui se trouve dans l' ancienne salle de lecture.

couverture (type): toit à longs pans brisés;appentis

escaliers: escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en charpente

propriété: propriété de la commune

date protection MH: 1941/09/11 : classé MH partiellement;1932/08/02 : inscrit MH partiellement

précisions: Les façades antérieure et postérieure du corps principal ainsi que les toitures sont classées tandis que les autres parties sont inscrites y compris l' intérieur du corps principal.

type d'étude: inventaire topographique

date d'enquête: 2001

rédacteur(s): Bonnet Claire;Miguel Sandra

source: Base Merimee - (c) Inventaire général, 2001



 
Banques Gard - Moulin à Farine à Landiras - Patrimoine ferroviaire de Carhaix-Plouguer - Bijoux - Référencement Google - Meubles - Tubeuf - La propriété littéraire et artistique - Jardins de Barenton - Galerie - 196 luxe - Commerce de perles - Saint Etienne (42) - 4D Solutions et Ressources - Rues, photos et manifestations - Beauté & esthétique - Beauté - Piscines - Nautisme - Aviation - Voyages

Jardins en France   Monuments de France   Annuaire du Mobilier de France par type et géographiquement   Guide de la finances, du crédit et de la bourse   Guide de la finances, du crédit et de la bourse   Guide de l'assurance, de la prévoyance et de la retraite