château d'Orveaux, actuellement école secondaire Notre-Dame d'Orveaux
Pays de la Loire - 49 - Nyoiseau
époque: 2e quart 19e siècle
destinations successives: école secondaire
éléments remarquables: fabrique de jardin;chapelle
auteur(s): Dellêtre (architecte)
Villers François (architecte)
Enguehard Henri (architecte)
historique:
Ancien fief avec seigneurie relevant de Bouillé-Ménard, Orveaux (ou Orveau) revient au 19e siècle à Monsieur Dugrès, propriétaire de fours à chaux. Vers 1830, selon Celestin Port, un premier château est construit en suivant les projets de l' architecte Villers. L' édifice, passé entre les mains de Monsieur Colin, est agrandi et des communs sont élevés dans les années 1850 par l' architecte Delêtre;le petit sanctuaire, situé au sud de la propriété et dédié à Notre-Dame, est probablement du même architecte. Le parc paysager semble avoir été conçu durant la même période. Propriétaires du château dans les années 1880, le baron et la baronne de Vaux cèdent l' ensemble au diocèse afin d' y créer une école normale libre. La formation confiée d' abord aux frères Marianiste est ensuite dirigée par les Pères de Sainte-Croix du Mans. Un premier bâtiment scolaire semble être élevé dès la fin du 19e ou le début du 20e siècle. Afin d' accueillir de nouveaux élèves, des agrandissements seront entrepris au cours du 3e quart du 20e siècle : une aile pour le réfectoire et le dortoir (1952-1954) puis en 1962 des salles de classe élevées par Henri Enguehard;de 1964 à 1967, le même architecte entreprend la construction d' une chapelle.
description:
A l' entrée sud de la propriété, la conciergerie est construite en moellons de schiste recouvert d' enduit;la brique est utilisée en second oeuvre pour l' encadrement et en allège des baies et pour les chaînages d' angle;la face ouest présente un oriel en briques et pan de bois soutenu par des consoles en bois. Au nord, les communs construits de part et d' autre des anciennes écuries et du chenil, comportent une mise en oeuvre similaire. Toutes ces constructions disposent de toitures à longs pans débordants;certains pignons sont ornées de lambrequins. Au sud-est du jardin potager on trouve une orangerie construite en moellons de schiste, avec alternance de briques et de tuffeau pour l' encadrement des baies et les chaînages d' angle.
gros-oeuvre: tuffeau;pierre de taille
couverture (matériau): ardoise
étages: rez-de-chaussée surélevé;2 étages carrés
décor: sculpture;peinture (étudiée dans la base Palissy)
représentation:
pilastre, fronton
précisions: Aux étages supérieurs, des pilastres doriques encadrent les baies de la travée centrale du corps principal. L' entablement est orné d' une frise à enroulements floraux. Les corniches des tours latérales sont ornées de mâchicoulis. Au niveau des combles, les lucarnes aujourd' hui disparues étaient encadrées de pilastres et surmontées de frontons cintrés ou triangulaires.
couverture (type): croupe brisée;toit en pavillon
escaliers: escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie;escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie
propriété: propriété privée
date protection MH: édifice non protégé MH
observations:
Dans l'édition de 1878, Célestin Port évoque le château construit "dans un site splendide d'où la vue plonge sur tout le pays et embrasse les ruines de l'abbaye de Nyoiseau". Il évoque en 1878 aussi les trois moulins qui dépendaient autrefois du château (l'un à foulon, l'autre à blé, le troisième à froment) ainsi que cinq jardins, deux vergers et trois métairies (Orveaux, la Tremblaye, la Pinsonnaie). On notera l'homogénéité des constructions annexes (conciergerie, communs, fabrique de jardin) élevées dans le style pittoresque alors en vogue pour les communs des châteaux ou certaines constructions rurales
type d'étude: inventaire topographique
date d'enquête: 2001
rédacteur(s): Pelloquet Thierry
source: Base Merimee - (c) Inventaire général, 2001