château
Aquitaine - 47 - Penne-d'Agenais
auteur(s): maître d'oeuvre inconnu
historique:
La forteresse dite de "castrum Galhard" est mentionnée pour la première fois en 1289. Défense avancée du castrum royal de Penne et verrou de la vallée du Boudouyssou avec la motte de Pélicier, elle est mise en défense lors de la guerre de Saint-Sardos par Arnaud de Durfort, châtelain de Penne, remboursé de ses frais en 1329;la place forte compte alors seulement une garnison de 3 hommes d' armes et de 6 sergents. Après la guerre de Cent Ans, le fief de Castelgaillard est détenu par Alain d' Estrepouy (de Podio Extremo). Il est probable que ce soit pour lui que la vieille forteresse est transformée en résidence seigneuriale, dont ne subsistent que quelques pans de murs percés de demi-croisées, datables du 15e siècle selon l' historien J. Gardelles. Si le fief est en possession des Delard de Rigoulières au 17e siècle, la résidence semble dès lors abandonnée : elle n' est plus mentionnée dans les sources au 18e siècle, et le toponyme "la Citerne" qui lui est désormais attaché, ainsi que ce que rapporte la tradition, en font une réserve d' eau pour les habitants des hameaux voisins.
description:
Le château, à environ 2500 mètres au sud-est de Penne, occupe la plateforme sommitale d' un "pech" aux pentes escarpées dominant la vallée du Boudouyssou, face au site de la motte de Pélicier. Comme l' a constaté J. Gardelles, il n' occupait qu' une superficie fort restreinte sur le socle rocheux. Les pans de murs subsistants aujourd' hui sont en moellon calcaire.
gros-oeuvre: calcaire;moellon
état: vestiges
propriété: propriété d'une personne privée
date protection MH: édifice non protégé MH
type d'étude: inventaire topographique
date d'enquête: 2003
rédacteur(s): Beschi Alain
source: Base Merimee - (c) Inventaire général, 2003