usine de tabletterie dite usine de pipes et de tabatières Vincent-Genod

Franche-Comté - 39 - Saint-Claude

époque: 1er quart 20e siècle, 4e quart 19e siècle

éléments remarquables: machines de production (étudiées dans la base Palissy)

auteur(s): maître d'oeuvre inconnu

historique:

Vers 1898, Henri Vincent-Genod construit, chemin de la Combe du Marais, une maison avec atelier de pipier au rez-de-chaussée. Léon Vincent-Genod l'agrandit en 1909 et édifie en 1912, dans son prolongement, une usine de tabatières. Son fils Jules développe l'affaire, achetant la fabrique de tabatières Camelin vers 1920, la société pipière Verguet-Buffet en 1923 et la tabletterie Comoy-Vincent avant 1930. Son expansion le conduit dès 1927 à transférer une partie des ateliers de sa société J. Vincent Fils dans la cour du 11 rue Carnot (1980 AS 242) . Construits dans le dernier quart du 19e siècle par l'entrepreneur Louis Monge, deux corps de bâtiments (qu'il achètera en 1944) abritent ses machines, le rez-de-chaussée de l'aile sud accueillant de 1939 à 1990 l'atelier d'ébauchage de la société Manzini, implantée au 23 rue Carnot (voir ce dossier) . Les pipes (de marque Gardhill) constituent l'essentiel de la production en 1992, les tabatières (dont Vincent-Genod est le dernier fabricant san-claudien) étant passées de mode. Après ébauchage des tabatières au soubassement de l'usine de 1912 (les têtes de pipes étaient ébauchées par Manzini) , le montage, la mise en couleur, le polissage et l'expédition s'effectuent rue Carnot. Le rez-de-chaussée surélevé de l'usine de 1912 est, depuis 1972, occupé par l'atelier de Roger Vincent, artisan sculpteur de pipes. La société cesse ses activités en 1993 et le matériel est vendu l'année suivante. 8 ouvriers (5 ébaucheurs et 3 polisseuses) à l'usine vers 1920, une trentaine à une quarantaine de personnes vers 1925, 9 (dont 7 femmes) à l'usiné en 1948, 4 en 1992.

description:

Bâtiments chemin de la Combe du Marais : logement patronal à 2 étages carrés, atelier de fabrication (en appentis) à étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé et étage en surcroît (pièce de séchage desservie par un escalier dans oeuvre en charpente) , remise à automobile en parpaing de béton couverte d'une terrasse en béton. Bâtiments rue Carnot (en appentis) : aile nord à 2 étages carrés et tuile mécanique, bureau et aile sud à un étage carré, couverture métallique et noue. ;surface du site en m2 : 3147

gros-oeuvre: calcaire;moellon;enduit;béton;parpaing de béton;enduit

couverture (matériau): tuile mécanique;métal en couverture;béton en couverture

étages: étage de soubassement;rez-de-chaussée surélevé;étage en surcroît

couverture (type): toit à longs pans;pignon couvert;noue;appentis;terrasse

escaliers: escalier de distribution extérieur;escalier droit;maçonnerie (en);escalier dans oeuvre;escalier droit;charpente (en)

propriété: propriété privée

date protection MH: édifice non protégé MH

type d'étude: repérage du patrimoine industriel

date d'enquête: 1992

rédacteur(s): Poupard Laurent

source: Base Merimee - © Inventaire général, 1992



 
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