centrale hydroélectrique dite centrale de la Roche
Franche-Comté - 39 - Champagnole
époque: 1er quart 20e siècle, 4e quart 19e siècle - 1909
auteur(s): maître d'oeuvre inconnu
historique:
Après un premier projet avorté en 1886, la municipalité de Champagnole se propose en 1891 d'utiliser une chute de l'Ain pour alimenter une centrale hydraulique susceptible d'assurer l'éclairage électrique de la ville. Elle cède la concession à Hugues Bovy, qui commence la même année les travaux de la centrale. Suite à un arrêté préfectoral du 14 janvier 1892, un barrage est construit sur l'Ain et la centrale mise en service en 1892. La société Bovy achète des terrains en 1908 et fait bâtir en 1909 un bâtiment jouxtant la salle des machines et accueillant une nouvelle turbine (en remplacement des deux autres) . La centrale, reprise par EDF en 1946 puis fermée en 1948, est mise à disposition de la ville en 1962. Après le rachat des terrains et bâtiments en 1972, et celui du droit d'eau en 1978, la ville remet l'usine en service en 1981. Les aménagements consistent en un bassin de retenue de 144 000 m3, un barrage poids et un canal d'amenée souterrain alimentant une turbine Kaplan. L'électricité produite en 380 V est transformée en 20 000 V et la production annuelle moyenne atteint 1, 5 million de kWh.
1892 : 2 turbines. 1909 : 1 turbine américaine. 1997 : 1 turbine Kaplan de marque Dumont (Saint-Uze) de 450 ch, 1 génératrice asynchrone de 330 kW.
description:
Logement : moellons calcaires, enduit partiel, étage carré. Salle des machines (en service) : pierres de taille et moellons calcaires, étage de soubassement et étage en surcroît, tôle en couverture.
gros-oeuvre: calcaire;moellon;pierre de taille;enduit
couverture (matériau): tuile mécanique;tuile plate;fer en couverture
étages: étage de soubassement;étage en surcroît
couverture (type): toit à longs pans;appentis
propriété: propriété publique
date protection MH: édifice non protégé MH
type d'étude: repérage du patrimoine industriel
date d'enquête: 1997
rédacteur(s): Favereaux Raphaël
source: Base Merimee - © Inventaire général, 1997