usine de tabletterie (usine de tournerie)

Franche-Comté - 39 - Nancuise

époque: 3e quart 20e siècle, 4e quart 19e siècle

éléments remarquables: atelier de fabrication

auteur(s): maître d'oeuvre inconnu

historique:

Une papeterie est fondée en 1740 par M. de Balay-Marigna et occupée à cette date par Jacques Gaillard. Propriété de M. de Broissia et tenue par Théodore Machet en 1856, elle produit du carton satiné pour les apprêteurs de draperies et de soieries, pour une valeur annuelle de 26 000 F. Rachetée par Béraudier et Rémond, elle est reconstruite et transformée en usine de tournerie vers 1885. Agrandie vers 1905, cette dernière passe vers 1930 à la société Charles Gaillard, fondée vers 1830 ou 1842 à Onoz, dont elle devient le deuxième établissement sur Nancuise (édifié en 1885 à l'est du village, le premier sera partiellement incendié par la suite) . Fabriquant dans ses deux sites des robinets, coquetiers et autres articles de tournerie en bois, la société est dirigée par deux personnes : René Gaillard, le fils de Charles, qui s'occupe de la première usine, et son beau-frère, Thévenin, en charge de la seconde (ancienne papeterie) dont il devient seul propriétaire en 1945. Il y fait construire de nouveaux ateliers vers 1969 (celui de conditionnement avec charpente métallique des Ets Dolleans de Bazoches-les-Hautes, Eure-et-Loire) . La société Gaillard-Thévenin et Cie produit à la fin des années 1970 des tringles à rideaux, des boutons de porte, des moulins à poivre, des manches, etc. La fabrication s'effectue dans l'atelier au long du ruisseau et dans la première usine, agrandie vers 1969 (1991 B 39 à 44, 306, 354) , la finition dans les autres bâtiments. Les associés se séparent en 1981, les deux sites redevenant indépendants. Dans l'ancienne papeterie, la tournerie tenue par Thévenin ferme en avril 1991.
2 roues en dessus attestées, enlevées lors de l'électrification.
11 ouvriers en 1856. 45 personnes dans les 2 usines à la fin des années 1970.

description:

Premier atelier de fabrication : 2 étages carrés et étage de comble, escalier droit dans oeuvre, élévation à travées, toit à demi-croupes et tuiles plates. Entrepôt industriel dans son prolongement et atelier est : moellon calcaire, étage carré, tuile mécanique. Bâtiments récents : en rez-de-chaussée, parpaing de béton, avec pan de fer (atelier de conditionnement et entrepôt sud) , charpente métallique, longs pans ou appentis, couverture en ciment-amiante ou tôle plate (entrepôt sud) .

gros-oeuvre: calcaire;moellon;enduit;béton;parpaing de béton;fer;pan de fer;enduit

couverture (matériau): tuile plate;tuile mécanique;ciment-amiante en couverture;fer en couverture

étages: 2 étages carrés;étage de comble

couvrement: charpente métallique apparente

couverture (type): toit à longs pans;demi-croupe;pignon couvert;appentis

escaliers: escalier dans oeuvre;escalier droit;charpente (en)

état: établissement industriel désaffecté

propriété: propriété privée

date protection MH: édifice non protégé MH

type d'étude: repérage du patrimoine industriel

date d'enquête: 1992

rédacteur(s): Poupard Laurent

source: Base Merimee - © Inventaire général, 1992



 
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