usine de menuiserie Rossignol
Bretagne - 35 - Argentré-du-Plessis
époque: 3e quart 20e siècle, 4e quart 19e siècle - 1895
éléments remarquables: machine énergétique (étudiée dans la base Palissy)
auteur(s): maître d'oeuvre inconnu
historique:
Cette usine de menuiserie est fondée en 1895. Plusieurs campagnes de construction suivent. Des bâtiments de production sont construits de part et d'autre de la rue, notamment dans les années 1960. En 1971, l'entreprise Rossignol, constituée en société anonyme, est spécialisée dans la fabrication de portes planes : portes laquées, portes de dimensions exceptionnelles et portes spéciales. Elle produit alors trois mille portes planes par jour qui débouchent à 25 % sur le marché régional, à 55 % sur le marché français et à 20 % sur le marché extérieur. Une scierie existe comme activité annexe. En 1994, les Menuiseries Industrielles Rossignol appartiennent au groupe Pinault. L'établissement est toujours en activité.
En 1906, mention d'une chaudière à vapeur locomobile tubulaire, présentant une surface de chauffe de 11, 13 m2 et timbrée à 6 kg. Elle est destinée au sciage du bois. En 1910, mention d'une nouvelle chaudière à vapeur horizontale à deux bouilleurs, avec une surface de chauffe supérieure à la précédente : 20, 25 m2. En 1971, l'usine possède un important matériel de production, dont une partie exceptionnelle : une chaîne de pressage Fama, de 1969. Il s'agit d'une presse automatique d'une longueur de 25 m qui produit deux cent portes par heure avec seulement trois personnes;une chaîne de peinture Euripe, de 1967. Elle est destinée à enduire et à prépeindre éventuellement, puis à laquer les portes. Elle mesure 120 m de long et a une capacité de mille portes par jour. Enfin, une presse automatique Burckle, de 1969, qui présente une dimension de plateau de 3, 20 m sur 2, 30 m. Une chaudière à vapeur Babcock et Wilcox, à deux bouilleurs, datée de 1937, est toujours en place.
En 1971, l'usine emploie cent soixante six personnes.
description:
Site fortement remanié, réparti de part et d'autre de la rue Châteaubriand. L'ancienne zone se situe à l'ouest de la rue où se trouvent quelques entrepôts. C'est aussi sur cette parcelle que subsiste un ensemble originel de deux petits corps de bâtiment à un étage carré couvert d'un toit à longs pans en tuile mécanique pour l'un, et en ardoise, pour l'autre. Ils sont construits en schiste et partiellement recouverts d'un essentage de planche. Les autres bâtiments s'organisent sur la zone la plus dense, à l'est de la rue : chaufferie, atelier de fabrication, bureau, entrepôts et magasins industriels de facture plus récente. Ils sont en rez-de-chaussée et construits en béton armé et parpaing de béton recouverts d'un essentage de tôle et surmontés de toits à longs pans en matériau synthétique et en tôle ondulée.
gros-oeuvre: schiste;moellon;essentage de planches;essentage de tôle;béton;béton armé;parpaing de béton
couverture (matériau): tuile mécanique;métal en couverture;tôle ondulée;ardoise;matériau synthétique en couverture
étages: 1 étage carré
couverture (type): toit à longs pans
propriété: propriété privée
date protection MH: édifice non protégé MH
type d'étude: patrimoine industriel
date d'enquête: 1998
rédacteur(s): Gasnier Marina
source: Base Merimee - © Inventaire général, 1998