usine métallurgique dite forges de la Vallée
Bretagne - 35 - Bouëxière (La)
époque: 1er quart 19e siècle, 2e quart 19e siècle - 1810
auteur(s): maître d'oeuvre inconnu
historique:
Les forges de la Vallée sont autorisées le 2 juillet 1808 par décret impérial pour le compte d'Ambroise Gervais René Gougeon. Au début de son exploitation, l'établissement se compose d'un haut fourneau, construit en 1810, et d'un atelier pour la fabrication de la fonte moulée. Le haut fourneau est alimenté par les minières situées sur la lande de Neuville, commune de La Bouëxière (35) , sur les communes d'Ercé (35) et de Dourdain (35) , puis plus tard l'établissement s'approvisionnera en minerai provenant des environs de Pléchâtel (35) . En 1820, adjonction d'un martinet destiné à la réparation des projectiles fondus. Jusqu'en 1833, l'usine se compose d'un haut fourneau, d'un four à réverbère et d'un bocard à laitiers. La production est relativement stable jusqu'en 1840, 2000 q de fer sont fabriqués annuellement avec la méthode wallonne. En 1841, la production s'élève à 3000 q. Pourtant, malgré leur position avantageuse, les forges de la Vallée, avec les méthodes utilisées, auront de la peine à soutenir une forte concurrence. En 1841, mention de quatre fourneaux. En 1845, propriété de Gougeon frères et Cie, elles sont autorisées à joindre au haut fourneau une forge composée de deux feux d'affinerie, d'un feu de chaufferie et d'un gros marteau, ainsi qu'une fenderie composée d'un four à chauffer les barres et une machine à fendre double. Devant leur incapacité à concurrencer une industrie métallurgique modernisée par l'importation des procédés anglais, les forges de la Vallée se convertissent, après le Second Empire, en fonderie de seconde fusion et fabriquent des fers de charrue et autres instruments aratoires, ainsi que des objets domestiques moulés. Toujours en activité en 1884, la fonderie semble s'arrêter à l'extrême fin du XIXe siècle.
En 1835, la forge alimentée au charbon de bois est activée par une machine soufflante à pistons, mue par une roue hydraulique qui sert également aux deux feux d'affinerie et à la chaufferie.
Dans les années 1872-1873, les forges emploient quatre à cinq ouvriers.
description:
Site dont il ne subsiste que des logements ainsi que le soubassement de la forge en médiocre état de conservation. Cette dernière s'organise en un bâtiment en rez-de-chaussée, de plan sensiblement carré, construit en schiste dans sa partie inférieure et en essentage de planche dans sa partie haute. Le bâtiment, aujourd'hui utilisé comme hangar, est couvert en ardoise. L'axe de l'arbre de transmission, percé dans le mur côté cours d'eau, est parfaitement visible. L'ancien logis du maître de forges se compose d'un corps principal de plan rectangulaire, recouvert d'enduit partiel et rythmé par trois travées de baies sur sa façade postérieure. Il possède un étage carré et un étage de comble percé de trois lucarnes et est couvert d'un toit à longs pans brisés avec égout retroussé, en ardoise. D'anciennes écuries en rez-de-chaussée, couvertes d'un toit à longs pans, lui font face. Trois autres corps de logements d'ouvriers s'organisent autour du site : deux de plan allongé, divisés en plusieurs foyers identiques, dont un en rez-de-chaussée en schiste couvert d'un toit à longs pans en ardoise;le second, en rez-de-chaussée et à un étage de comble à surcroît percé de lucarnes pendantes, est également construit en schiste et couvert d'un toit à croupe en ardoise. Enfin, le dernier bâtiment, aujourd'hui maison d'habitation, à un étage carré et couvert d'un toit à croupe, est flanqué sur chacun de ses pignons de bâtiments en appentis.
gros-oeuvre: schiste;moellon;enduit partiel;essentage de planches
couverture (matériau): ardoise
étages: 1 étage carré;étage de comble
couverture (type): toit à longs pans;croupe;toit à longs pans brisés;appentis
état: établissement industriel désaffecté
propriété: propriété privée
date protection MH: édifice non protégé MH
type d'étude: patrimoine industriel
date d'enquête: 1998
rédacteur(s): Gasnier Marina
source: Base Merimee - © Inventaire général, 1998